Nager dans l'eau glaciale

François-Bernard Tremblay a nagé pendant plus de 8... (Photo Le Quotidien, Louis Potvin)

Agrandir

François-Bernard Tremblay a nagé pendant plus de 8 minutes. Quand il est sorti de l'eau, ses doigts et pieds étaient engourdis. Le thermomètre affichait un beau «gros» 6 degrés.

Photo Le Quotidien, Louis Potvin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Louis Potvin
Le Quotidien

Après avoir traversé le lac Saint-Jean à la nage, François-Bernard Tremblay se lance un nouveau défi; participer à une compétition en eau glaciale au mois de mars aux États-Unis.

La semaine dernière, le nageur de Larouche s'est entraîné pendant 8 minutes et 15 secondes dans un lac Saint-Jean qui affichait un «gros» 6 degrés Celsius. Il faut du courage pour se plonger dans une eau si froide. Aussi, il faut le faire de façon sécuritaire. François-Bernard est toujours accompagné lors de ces entraînements au cas où l'eau froide le paralyserait. Il faut qu'il surveille les signes d'hypothermie.

Il ne faisait pas chaud dans la rade de Roberval vendredi dernier quand le nageur s'apprêtait à mettre le gros orteil à l'eau. «Le pire c'est la tête. C'est pour ça que je mets deux casques dont un en néoprène. Il faut un certain temps pour s'acclimater. La première minute est infernale. Par la suite, je peux nager», raconte en costume de bain sur le bord de la grève François-Bernard.

Le professeur au cégep d'Alma s'est saucé deux fois dans le lac avant de s'élancer pour nager quelques centaines de mètres. Ses bras bougeaient bien et ses battements de jambes étaient énergiques. Il a pris deux pauses pour sortir la tête de l'eau et recommencer son crawl. Au total, il a 8 minutes et 15 secondes à patauger. À la sortie, il avait les mains et pieds engourdis. Phénomène normal car le sang s'active à réchauffer les organes vitaux et délaisse les extrémités.

J'ai couvert Francois-Bernard d'une grosse couverture, lui ai ajouté un manteau sur les épaules et nous avons filé vers Place de la Traversée pour qu'il puisse prendre une douche. En plus, pour vaincre le choc thermique, l'athlète a fait tourner le moteur de sa voiture pour que l'habitacle soit chaud au retour à la maison.

Celui qui est aussi écrivain jeunesse compte faire quelques entraînements de la sorte au cours des prochaines semaines pour essayer de rester au moins 10 minutes dans l'eau. Quand les lacs ne seront plus accessibles, il pense se plonger dans un bac bleu de recyclage rempli d'eau pour s'acclimater à l'eau à 4 degrés Celcius.

C'est à cette température que va être le lac Memphrémagog quand l'athlète plongera les 5 et 6 mars lors du «Memphremagog Winter Swimming Championships» à Newport au Vermont.

Les participants peuvent nager 25, 50, 100 ou 200 mètres. Évidemment, François Bernard va se lancer au 200 mètres. Il devra démontrer qu'il a au moins nagé une fois cette distance dans une eau en dessous de 4 degrés Celcius pour être admissible. «Je pense parcourir la distance en 4min. Je vais être moins vite qu'en piscine parce que le froid va me ralentir. » Il devrait être le seul du Québec à participer  cette épreuve.

Une «piscine» de deux couloirs de 25 mètres est creusée en coupant la glace qui couvre le lac Memphrémagog. L'an dernier la température de l'eau était à 30 degrés Fahrenheit soit au point de congélation.

François-Bernard Tremblay mentionne qu'il n'est pas le seul dans la région a avoir nagé en eau glaciale. «Il y a quelques années des gars comme Robert Cossette, Pierre Bourdon et Gilles Potvin l'ont déjà fait.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer