Ironman: Simon Gagnon-Brassard a peiné

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Simon Gagnon-Brassard a souffert pendant sa participation à l'Ironman de Los Cabos, au Mexique.

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Serge Émond
Le Quotidien

Les statistiques de l'événement le laissaient entendre tard dimanche soir et le principal intéressé l'a confirmé lundi. Simon Gagnon-Brassard a souffert pendant sa participation à l'Ironman de Los Cabos. Quelques heures après la compétition, il a l'impression de ne pas avoir été en mesure d'offrir une performance à la hauteur de ses attentes.

«Je suis très déçu, car je me savais capable d'être très dominant et de bien finir cette course, indique l'athlète saguenéen. Dans mes derniers entraînements, j'étais en mesure de pousser la machine encore plus. J'ai l'intention de me reprendre rapidement, car je n'ai pas le sentiment du devoir accompli.

«C'est une bonne leçon à ajouter dans mon bagage! Les abandons ont été nombreux (dimanche) et les temps très lents en raison des difficultés.»

Simon Gagnon-Brassard est passé par toute la gamme des émotions pendant l'Ironman disputé au Mexique. Il a d'abord excellé durant la portion de 3,8 kilomètres de natation. Malgré de fortes vagues, il a terminé l'étape en 56 minutes, au septième rang du classement général.

Ses ennuis ont débuté un peu plus tard, pendant les 180 kilomètres de vélo.

«Je peux confirmer que c'est le parcours le plus difficile que j'ai fait de tous mes Ironman, raconte Simon Gagnon-Brassard. Il n'y avait aucun plat et des montées à répétition. Plusieurs étaient d'un ou deux kilomètres, mais il y en avait une majeure de sept kilomètres et une autre de quatre kilomètres qu'il fallait répéter deux fois dans la chaleur extrême et avec de forts vents.

«Malgré cela, j'ai remonté jusqu'à la quatrième place au classement général. Je capotais bien raide et j'avais de la misère à me contrôler un peu à cause de ça.»

La chaleur et la difficulté du parcours ont ensuite commencé à laisser leurs traces. Malgré ces éléments, et quatre déraillements de chaîne, il a tout de même laissé son vélo en 15e position au classement général.

«Je suis sorti du vélo avec une crampe au pied, le dos en compote et de la misère à marcher, mais j'ai vu les membres de ma famille et ils m'ont mis au courant de mes statistiques et je me suis motivé, poursuit Gagnon-Brassard. Je voulais qu'ils soient fiers et j'avais travaillé trop fort dernièrement pour en rester là! J'ai oublié la douleur et très bien couru les 14 premiers kilomètres pour remonter en dixième place. J'étais motivé comme jamais et convaincu de pouvoir encore mieux faire! Peu de temps après, les crampes ont embarqué partout dans mes jambes. Un mal de coeur et mal de ventre extrême se sont aussi mis de la partie. J'ai essayé de repartir de plus belle, mais ce fut impossible. Mon rythme était perdu tellement que les vautours ont quasiment commencé à me tourner autour! Mais je n'avais pas le choix de finir. Ç'a été un long et ardu processus de me rendre à la ligne.»

Les chiffres officiels de l'Ironman de Los Cabos montrent que Simon Gagnon-Brassard a maintenu une moyenne d'environ cinq minutes au kilomètre pendant les douze premiers kilomètres du marathon. Les problèmes de santé ont ensuite sérieusement ralenti son rythme. Ses ennuis ont trouvé leur point culminant entre le 36e et le 40e kilomètre, une portion qu'il a négociée au rythme de 9m10s au kilomètre.

Pour cette compétition, Simon Gagnon-Brassard était accompagné de tous les membres de sa famille. Il estime que leur présence l'a grandement aidé à atteindre le fil d'arrivée.

«Ils m'ont supporté dans des moments très difficiles», souligne celui qui profite maintenant de quelques jours de vacances sous le soleil du Mexique.

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