Expérience inoubliable pour Larochelle et Plourde

Stéphanie Plourde a connu une difficile épreuve.... (Archives Le Quotidien)

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Stéphanie Plourde a connu une difficile épreuve.

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Serge Émond
Le Quotidien

Vincent Larochelle et Stéphanie-M. Plourde se souviendront longtemps de leur participation au Championnat du monde de Spartan Race, en fin de semaine, à Lake Tahoe. Les deux athlètes natifs de la région ont pleinement apprécié l'expérience, bien qu'elle n'a rien eu d'une partie de plaisir.

Dès les premiers instants, Stéphanie-M. Plourde a su que l'objectif qu'elle souhaitait atteindre était hors de portée. Une malchance l'a obligée à revoir ses plans et à mettre l'accent sur un seul but, terminer l'épreuve.

«Je me suis renversé un pied moins de 200 mètres après le début de la compétition, raconte la Baieriveraine. J'ai quand même continué la course, mais ma cheville a doublé de volume aujourd'hui. Au début, j'ai arrêté complètement parce que je n'étais pas capable de marcher dessus. J'ai ensuite été en mesure de reprendre la course, mais je me suis remise en question. J'y allais pour un Top 50, même si je savais que c'était un objectif quand même difficile à atteindre.

«Après ma blessure, j'ai changé mes objectifs pour ne pas me démoraliser. Je voulais terminer la course en six heures. J'ai fait un chrono de 5h20 m et j'étais vraiment contente.

«Ce fut l'expérience la plus difficile de toute ma vie. J'ai frôlé l'hypothermie. Les conditions étaient difficiles. C'était venteux et froid. Il y avait deux bassins d'eau, dont un lac qu'il fallait traverser. La température de l'eau était de 52 degrés Farenheith. En plus, nous étions à une altitude de 8200 pieds. Je suis très fière de ce que j'ai accompli en fin de semaine.»

De son côté, Vincent Larochelle a été en mesure d'atteindre la ligne d'arrivée. Il a pris la 39e place au classement général masculin, un résultat qui le laisse un peu sur son appétit. Il a été le septième Canadien à terminer la course.

Le Jonquiérois a lui aussi éprouvé des problèmes avec l'eau froide et l'altitude.

«Mon résultat est correct et satisfaisant, mais quand tu sais que tu peux faire mieux, c'est toujours aussi un peu décevant», résume Vincent Larochelle.

«Le parcours était quand même assez roulant. Il faisait douze kilomètres, une moitié en montée et l'autre en descente. Le départ était assez fou. Nous étions 275 à partir en même temps et le début du parcours avait été aménagé de façon à ce qu'on joue du coude un peu. Souvent, une compétition débute en montant et les participants se séparent rapidement. En fin de semaine, le départ se faisait un peu en descendant et on rencontrait rapidement deux murs et quatre tranchées dans l'eau. J'ai été capable de me glisser dans les 35 premiers, mais j'ai perdu quelques positions après l'eau et j'ai aussi raté deux obstacles.»

Tout en notant que le calibre était relevé, Vincent Larochelle assure qu'il s'est toujours senti parfaitement à sa place pendant l'épreuve.

Il entend d'ailleurs répéter l'expérience rapidement puisqu'il quittera la région dans une semaine en prévision de sa participation au Championnat du monde de courses à obstacles indépendant.

«Lors de ce championnat, il y aura plus d'obstacles sur le parcours et chaque obstacle devra être franchi, explique-t-il. Je participerai au championnat individuel, le 17 octobre, et à celui en équipe, le lendemain. Je fais partie de Team Synergie au Vermont et le club a formé une équipe de trois personnes en prévision du championnat. La principale course sera celle de samedi. C'est mon gros objectif de l'année et j'espère faire mieux qu'à Lake Tahoe.»

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