La saison des pools de hockey bat son plein

«On est des méchants crinqués!»

Il y a en a de toutes les sortes. Des petits. Des gros. Ça se déroule entre... (Photo Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Il y a en a de toutes les sortes. Des petits. Des gros. Ça se déroule entre amis dans le sous-sol, au bureau, dans les journaux, les radios, les bars, les restaurants. Et parfois, il y a de belles cagnottes en jeu!

On fait évidemment référence aux pools de hockey, dont la saison bat actuellement son plein dans toutes les régions du Québec. Jusqu'à la mi-octobre, même ceux qui s'intéressent un peu moins à notre sport national vont se faire prendre au jeu, dans des formules grand public.

Les maniaques, eux, se préparent depuis le début août, alors que les différents magazines spécialisés sont apparus sur les tablettes.

S'il y a une région où la fièvre est plus forte, c'est le Saguenay-Lac-Saint-Jean. On dénombre facilement une trentaine de soirées dans les bars et restaurants de la région où l'ego est à l'enjeu, au même titre que des bourses parfois substantielles. À lui seul, Sylvain Fortin en organise 13 cet automne, dont trois en autant de jours à la mi-octobre où l'inscription a été fixée à 500$, et où le grand gagnant met la main sur 10 000$!

«On est des méchants crinqués», sourit Fortin, qui rassemble des poolers de partout au Québec. «En plus des gars du Saguenay et du Lac-Saint-Jean, chaque année nous avons de la visite de gens de Québec, Sherbrooke, Trois-Rivières et Saguenay. Ils viennent passer le week-end avec nous, ils se mêlent sans problème au groupe.»

Faut dire que lors de ces journées, le ton est sérieux. Tout le monde arrive avec des revues, une tablette ou un ordinateur portable. La majorité représente un commerce, qui paie l'inscription en retour d'une participation sur d'éventuels profits. Les résultats sont annoncés à la radio sur une base hebdomadaire... «C'est sérieux, mais en même temps, on a du fun. On fait tirer une télévision 60', des gilets de la LNH... C'est une grosse fête de trois jours! Ceux qui viennent une fois attrapent la piqûre!»

Fortin organise des pools de hockey depuis 1987. Mais c'est en 1995, avec Michel Thiffault et Phil Desgagné, deux personnalités sportives bien connues au Saguenay, qu'il s'est lancé dans l'organisation de super pools à 500$. «La première année, on visait 30 clubs et ça n'a pris que quelques jours pour les réunir. On a déjà eu 61 équipes il y a quelques années. Maintenant, on roule entre 40 et 45 équipes le samedi et le dimanche, et nous sommes 30 le vendredi. Un premier prix de 10 000$, ça frappe l'imaginaire», croit Fortin, qui a aussi tenté brièvement l'aventure d'un pool à 1000$. «On l'a fait pendant trois ans, mais on l'a laissé tomber, on avait seulement une vingtaine d'équipes prêtes à débourser autant de sous. Par contre, la popularité des pools à 500$ n'a jamais fait de doute. Les gars sont deux, trois ou quatre par équipe, et ça entraîne une dynamique très intéressante.»

Des petits

L'idée de Fortin a fait des petits. De concert avec la station 106,9 FM, Jimmy Boisvert a mis sur pied un pool identique à son bar la Petite Grenouille à Trois-Rivières, lors de la journée de l'Action de grâces. «C'est une formule géniale! Un gros pool de hockey comme ça, c'est excitant! . Il y a beaucoup de gens en Mauricie qui participent à des pools de hockey, on espère qu'ils répondront positivement à une invitation comme celle-là. L'invitation est aussi lancée aux organisations sportives de la région, elles peuvent se mettre à deux ou trois pour constituer une équipe», explique Boisvert, qui espère atteindre la barre des 30 inscriptions. «On en a une vingtaine à date. Notre position géographique peut nous permettre d'attirer des gens de Québec et de Montréal aussi. Si on atteint le maximum d'équipes (60), on aurait une cagnotte totale de 30 000$, en plus de prix de présence», note-t-il. «Les gens sont en congé lors de l'Action de grâces. Et la saison est alors commencée depuis quelques matchs, donc on connaît le statut des joueurs, exemple ceux qui ont fait l'équipe, ceux qui sont blessés, etc. Il n'y a pas de meilleur timing pour tenir un événement comme celui-là.»

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