Collin, une entraîneuse en demande

Mireille Collin fait partie d'un club sélect. Elle... (- photo le progrès-dimanche, rocket lavoie)

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Mireille Collin fait partie d'un club sélect. Elle est l'une des rares femmes à diriger une équipe senior de soccer masculin, en l'occurrence le Chinook M.C. de Chicoutimi. L'an dernier, elle a accepté de diriger l'équipe féminine senior du club de Chicoutimi. Elle est ici accompagnée du DG du Club de soccer de Chicoutimi, Maxime Pepin.

- photo le progrès-dimanche, rocket lavoie

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Mireille Collin fait partie d'un club sélect. Elle est en effet l'une des rares femmes à diriger une équipe senior de soccer masculin, une tâche dont elle s'acquitte à merveille depuis cinq ans à la barre du Chinook M.C. du Club de soccer de Chicoutimi. Tant et si bien que l'an dernier, c'était au tour des filles de l'équipe de lui demander d'être aussi leur entraîneuse.

Pourtant, elle n'aurait jamais pensé diriger un jour un club senior lorsqu'elle a fait ses premiers pas comme entraîneuse il y a dix ans. À l'époque, son fils, Dave Dassylva, jouait du ballon rond, une passion que partageait sa mère. «Pour moi, le soccer est une passion. J'ai toujours aimé ça et j'ai déjà joué quand j'étais jeune.» Puis, elle a donné un coup de main à fiston qui faisait ses débuts comme entraîneur. Elle s'impliquait tellement à fond que le directeur du club à l'époque lui a demandé si elle serait intéressée à diriger une équipe et elle a décidé de tenter l'expérience.

Puis, il y a cinq ans, son fils voulait jouer dans une équipe senior, mais il n'y avait pas suffisamment de joueurs pour former une équipe. Le directeur l'a donc mandatée de recruter des jeunes. «J'ai fait des appels partout et j'ai réussi à en recruter une vingtaine. C'était des anciens joueurs que j'avais côtoyés auparavant et qui me connaissaient. Je leur ai vendu l'idée que c'était un bon sport et qu'ils auraient du fun», raconte l'expressive dame. Depuis, elle dirige avec entrain les grands garçons. Et faut croire que ça leur plaît puisque près de 60 % des joueurs sont les mêmes.

Est-ce difficile de se faire écouter par une bande de gars? «Ils écoutent très bien. Je leur ai dit que s'ils ne m'écoutent pas, je vais lâcher. Mes gars sont corrects. Chaque année, je dois même en refuser», assure-t-elle. Son secret? «Je suis diplomate et aussi, je suis toujours de bonne humeur. Je ne chiale jamais. Les gars sont tellement fins. Eux aussi, ils ont le tour avec moi!», lance en riant Mme Collin, qui cause toujours une certaine surprise, en tournoi, lorsque les arbitres apprennent qu'elle est l'entraîneuse de l'équipe.

Aujourd'hui, tout roule comme sur des roulettes, mais au début, son fils était plutôt réticent à être dirigé par sa mère. Puis après deux matchs, ses réserves étaient disparues et chaque année, le groupe reprend le collier avec enthousiasme. Un plaisir collectif évident puisque l'équipe féminine senior lui a demandé l'an dernier de devenir leur entraîneuse. «Elles m'ont vu coacher les gars et elles m'ont dit qu'elles aimeraient que je les dirige. Et je me suis rembarquée cette année et les trois quarts des joueuses sont de retour», mentionne celle qui travaille à l'entretien général à l'hôpital de Chicoutimi. Même si son rôle d'entraîneur l'occupe quatre soirs par semaine, Mireille Collin n'a rien perdu de son enthousiasme. Ce qui la motive? «J'aime les jeunes et on a un très bon club de soccer. On est bien entouré!», de conclure celle qui n'est pas près d'accrocher ses crampons.

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