Jeux olympiques spéciaux à los angeles

Le grand départ d'Olivier Martel

Pour Olivier Martel, ce sera le couronnement de... (- photo le progrès-dimanche, rocket lavoie)

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Pour Olivier Martel, ce sera le couronnement de plusieurs mois d'efforts.

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C'est le jour J pour Olivier Martel. Le Jonquiérois de 16 ans s'apprête en effet à quitter la région en vue de prendre part aux Jeux olympiques spéciaux d'été, qui auront lieu à Los Angeles du 25 juillet au 2 août. Olivier, qui présente un trouble du spectre de l'autisme, fait partie des 16 athlètes qui représenteront le Canada aux grosses quilles.

Pour le jeune homme, ce sera le couronnement de plusieurs mois d'efforts lorsqu'il se présentera à Los Angeles avec les quelque 165 membres (athlètes, personnel de mission et entraîneurs) de la délégation canadienne. Depuis qu'il a appris qu'il avait son billet pour les mondiaux, Olivier a beaucoup gagné en maturité. Au départ, lorsqu'il a appris qu'il irait aux Jeux mondiaux, il s'est engagé à bien s'alimenter, à s'entraîner au moins trois fois par semaine, à se tenir en forme et à être positif. Un contrat qu'il a parfaitement respecté. Depuis dix mois, Olivier a renoncé aux boissons gazeuses qu'il affectionnait et aux chips. Il s'est entraîné sous la supervision de son entraîneur local, Serge Gagnon, trois fois par semaine et presque tous les jours depuis que l'école est terminée.

Rencontré mercredi, le jeune homme assure qu'il se sent prêt, même s'il sent le stress l'envahir au fur et à mesure que le grand jour se rapproche. «Je suis confiant parce que ça va bien à l'entraînement. Maintenant, je m'entraîne presque tous les jours. J'espère être prêt. J'ai encore quelques affaires que je dois travailler, des trucs que j'ai appris avec Équipe Canada pour ne pas être stressé», explique Olivier. C'est d'ailleurs l'aspect qu'il trouve le plus difficile à tenir parmi tous les engagements qu'il a pris. «Je suis un gars qui est beaucoup envahi par la peur, mais là, ça va bien aller. Le bruit, c'est ce qui me stresse le plus. Aux nationaux, c'est là que j'ai commencé à perdre le contrôle. On m'a appris (des trucs pour) me mettre dans une bulle», explique-t-il. Il a travaillé très fort pour apprendre à créer cette bulle nécessaire à sa concentration.

Quant à sa technique, il estime qu'il est au point grâce aux conseils que lui a refilés son entraîneur Serge Gagnon. Cela dit, Olivier n'a pas d'objectifs précis à Los Angeles. «Ce ne sera pas essentiel de gagner une médaille parce qu'il n'y a aucun tournoi qui va me permettre d'aller plus loin parce que je suis déjà au plus loin que je pouvais aller», explique-t-il avec sagesse et logique. Pour lui, ce qui importe, c'est que les entraîneurs et les responsables de la délégation «aient vu ton travail, ta persévérance et ta discipline».

Olivier est également conscient et fier de la chance qu'il a de vivre les Jeux mondiaux d'été. «Mes amis me trouvent chanceux parce que ça arrive moins souvent au Saguenay (qu'un athlète aille aux Jeux).» Il est aussi fier de représenter la région et très heureux d'avoir reçu des épinglettes qu'il pourra partager avec les autres athlètes. Pour lui, ce rôle d'ambassadeur est «une reconnaissance locale» qu'il prend très au sérieux. Autre particularité, il sera l'un des rares francophones de la délégation. Comme le Canada sera jumelé au Sénégal durant les Jeux, il sera sans doute sollicité.

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