Samuel Girard

Rendu au sommet

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Martine Bouchard et Grégoire Girard ne croyaient pas que la progression de leur fils Samuel serait aussi fulgurante.

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(CHICOUTIMI) Charles Hamelin était, il y a quelques mois à peine, une idole, le patineur-étoile de l'équipe canadienne aux Jeux olympiques. Il est aujourd'hui un modèle, certes, mais surtout un coéquipier. Ça, bien entendu, c'est lorsque l'on s'appelle Samuel Girard.

Le patineur de vitesse de Ferland-et-Boilleau a participé à ses toutes premières coupes du monde, au cours des derniers mois. Il a gagné deux médailles, une d'argent et une de bonze, respectivement à Séoul et Shanghai. Elles ont toutes deux été remportées au relais, justement en compagnie d'un certain Charles Hamelin.

«Je suis rendu au ''top'', je m'en rends compte, explique Girard en entrevue téléphonique. Avant je regardais ces gars-là, là je fais partie de la même équipe qu'eux. Partir avec la gang, vivre cette vie-là, c'est incroyable.»

Le patineur âgé de 18 ans a participé à ses quatre premières coupes du monde au cours des deux derniers mois, après avoir terminé deuxième aux sélections nationales en septembre.

«Je me suis surpris moi-même par rapport à mon évolution. Quand la saison a recommencé, j'étais au même niveau que lorsque l'autre saison a terminé. Globalement, depuis ce temps, j'ai eu une grosse progression. Je suis capable de rivaliser (avec les meilleurs).»

Au début du mois de novembre, Charles Hamelin a d'ailleurs comparé Samuel Girard à ... Charles Hamelin. Le triple médaillé d'or olympique avait alors affirmé: «C'est un des gars qui, en ce moment, a le potentiel pour devenir un excellent patineur, capable de gagner plusieurs courses pendant des années. Disons que l'équipe canadienne mise sur une excellente relève pour les quatre prochaines années.»

Bien au fait de ces déclarations, Girard n'y voit pas une pression intenable. «Si je me suis classé pour participer aux coupes du monde, si je pars sur la ligne à côté de Charles Hamelin, c'est que j'ai mérité ma place. Je suis ses traces. Nous avons fait les championnats du monde juniors au même âge, et les premières coupes du monde au même âge. Je trouve ça vraiment le ''fun'' qu'il soit encore là pour que je puisse apprendre de lui, à ses côtés. J'apprends beaucoup de tous les membres de l'équipe, en fait.»

Objectifs

Samuel Girard a terminé sixième au 1000 mètres à Séoul, lors de sa dernière Coupe du monde. À sa première, à Salt Lake City, il avait pris le cinquième rang au 1500 mètres.

Lorsqu'on lui demande quels sont ses objectifs pour 2015, il affirme toutefois qu'ils consistent à parvenir à se classer pour les deux prochaines coupes du monde, en plus du championnat du monde, en Russie. Parce que sa place est loin d'être assurée, même s'il a très bien fait. «Je dois d'abord me classer aux sélections nationales (qui auront lieu durant la fin de semaine du 17 janvier, à Montréal). En patinage de vitesse, on le sait, il n'y a rien d'acquis. On ne sait jamais ce qui peut arriver. Je dois être dans le top 5 au Canada pour aller aux coupes du monde, et dans le top 3 pour le Championnat du monde.» S'il devait ne pas être sélectionné pour le championnat du monde, il pourrait participer au championnat du monde junior, au Japon. Il est à sa dernière année d'éligibilité dans cette catégorie.

Kbelley-Murray@lequotidien.com

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