Du déjà-vu pour Martel

S'il est aujourd'hui bien loin du centre Vézina, Richard Martel suit tout de... (Archives)

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Serge Emond
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) S'il est aujourd'hui bien loin du centre Vézina, Richard Martel suit tout de même quotidiennement les activités des Saguenéens de Chicoutimi. L'entrée en scène de Yanick Jean lui rappelle de très bons souvenirs.

À l'image de Yanick Jean, Richard Martel a été appelé en renfort pendant une saison difficile. C'était en 2003 et il avait pris la relève de René Matte en acceptant les postes d'entraîneur et directeur général dans des circonstances inhabituelles. Son arrivée avait entraîné une partie de bras de fer entre les Saguenéens et le Drakkar de Baie-Comeau.

René Matte a été remercié de ses services le 9 novembre et Martel a dirigé les Saguenéens pour la première fois sept matchs plus tard, le 30 novembre. Entre-temps, l'équipe a évolué sous la direction de celui qui était son entraîneur adjoint... Yanick Jean.

«René Matte a appris son congédiement entre la deuxième et la troisième période d'un match où il y avait eu une bagarre générale, raconte Richard Martel. Quand ils ont mis leur entraîneur dehors, les Saguenéens ne savaient pas qui ils allaient engager pour le remplacer. Ils ont communiqué avec moi dans les jours qui ont suivi.

«Je me suis entendu avec les Saguenéens, mais j'appartenais à Baie-Comeau et le Drakkar ne voulait pas du tout me laisser aller sans obtenir une compensation. Les deux équipes ont voulu procéder à une transaction. Au début, Baie-Comeau demandait Yan Gaudette, un autre joueur et un troisième choix. Finalement, les deux équipes se sont entendues pour un troisième choix, mais ça s'est étiré sur une longue période. Si je me souviens bien, ça avait duré un mois. La ligue a mis de la pression, Gilles Courteau s'en est mêlé. Aujourd'hui, tu n'as plus le droit de monnayer un entraîneur. La ligue a adopté un règlement après cette histoire.»

Quand il a pris les rênes des Saguenéens en 1993, l'équipe occupait la cinquième et dernière place de sa division en raison de seulement huit victoires en 22 parties. Sous sa direction, le vent a complètement tourné et les Saguenéens ont terminé le calendrier avec 23 gains et cinq verdicts nuls en 42 parties. Ils ont ensuite gagné deux rondes en séries éliminatoires, contre les Foreurs de Val-d'Or, de Claude Bouchard, et les Screaming Eagles du Cap-Breton, de Marc-André Fleury, avant de s'incliner en demi-finale contre les Olympiques de Hull, de Maxime Talbot. Cette saison a aussi marqué le retour des bonnes foules au centre Vézina, un élément qui fait particulièrement plaisir au Chicoutimien.

Richard Martel sait parfaitement ce que signifie le mandat de prendre la direction d'une équipe pendant une saison. Il a vécu l'expérience à Chicoutimi, mais il est aussi arrivé à Baie-Comeau dans ces conditions en 1998.

«Quand tu arrives dans une nouvelle équipe, tu fais tes pratiques, tu installes ta façon de voir les choses, tu donnes tes directives aux joueurs et tu attends, explique celui qui dirige cette année les Brûleurs de Loups de Grenoble. Tu dois voir comment l'équipe va réagir. Quand je suis arrivé avec les Saguenéens, nous avons connu excellente séquence à domicile (14 victoires consécutives et 17 matchs de suite sans défaite). Aux Fêtes, des joueurs avaient débloqué et nous avons poursuivi notre envol. C'était magique. Le seul véritable échange que nous avons effectué a été celui de Mathieu Melanson aux Remparts de Québec, parce que Stanislav Lascek avait commencé à fonctionner. Il fallait aussi bouger pour changer des choses dans le vestiaire.

«Quand un nouvel entraîneur arrive, il doit évaluer la situation pour voir si l'équipe va lever ou non. En fonction de ce qui se passe, il pose des gestes. C'est que Yanick va faire. Il va analyser l'équipe et regarder quels sont les joueurs qui réagissent et quels sont ceux qui ne réagissent pas. À partir de là, il prendra des décisions.»

Du succès

Pendant que les Saguenéens sortent d'une petite tempête, Martel apprécie sa première saison en France. Son équipe trône au sommet du classement de la Ligue Magnus, grâce à 12 gains en 13 matchs. En incluant les rencontres de la Coupe de France et la Coupe de la ligue, elle vient de signer 18 victoires de suite.

«En Coupe de France, nous jouons contre toutes les ligues professionnelles de France, explique Richard Martel. Nous avons deux victoires et nous jouerons en quart de finale, mardi prochain. En Coupe de la ligue, nous jouerons demain (aujourd'hui) contre Épinal et une victoire nous permettra de passer en finale. Ça roule. Ça va bien et les foules commencent à être très bonnes.»

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