Effondrement total des Saguenéens

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(CHICOUTIMI) Si les Saguenéens avaient donné un cours hier, il se serait sûrement appelé Comment laisser filer un match pourtant dans la poche 101. En parfait contrôle après 40 minutes avec une priorité de 5-1, les Saguenéens ont vu le ciel leur tomber sur la tête en troisième période pour finalement s'incliner 6-5 en prolongation.

Un effondrement épique qui a laissé tout le monde sans mot dans le centre Georges-Vézina après le but de Julien Gauthier lors de la période supplémentaire. «C'est sûr que ce soir, elle est très dure à avaler. Je ne veux pas parler de trois points sur quatre, parce que ça aurait effectivement dû être quatre points», a noté l'entraîneur-chef Patrice Bosch qui semblait très secoué par la tournure des événements dans son point de presse et avec raison.

«C'est juste très décevant. On a senti le manque de confiance de certains gars. Il n'y avait pas de raison, c'est un match de hockey. Ils ont mis de la pression et on a eu de la misère à la prendre en arrière», a-t-il convenu.

La belle avance de quatre buts a été gaspillée en l'espace de quelques minutes par les locaux qui ont complètement perdu leurs repères et permis 20 lancers. Anthony Richard a démarré la remontée avec le premier de ses trois buts, mais avec 10 minutes à faire, les Sags avaient toujours un coussin de trois. Après un tir de Vytal Côté qui avait des yeux, Patrice Bosch a appelé son temps d'arrêt, qui n'a pas eu beaucoup d'effet. Alexandre Ranger s'est retrouvé au cachot deux fois coup sur coup, et les deux fois, Anthony Richard a complété pour forcer le temps supplémentaire. Julien Gauthier a jeté la consternation quand il a pris de vitesse la défensive chicoutimienne pour enfiler son 16e de la saison.

«Sur le banc, tu sentais un manque de confiance en raison de notre situation, mais je ne pensais pas que ça nous amènerait jusque là. On ne peut pas donner autant de buts de cette façon. On n'a rien changé dans le plan de match. On n'a pas demandé aux gars de jouer défensif ou de se débarrasser de la rondelle. Ce sont des réactions de gars qui ne sont pas vraiment en confiance entre les deux oreilles», a relaté Patrice Bosch qui cherchait encore à comprendre ce qui s'était passé.

«J'aurais aimé qu'on joue le même style de match. En troisième, en zone adverse, on avait la rondelle, mais sans aucun support. On la perdait et ils contre-attaquaient, a-t-il exprimé. Si ça laisse une trace, j'espère que ça va être celle qu'on va se souvenir qu'à 5-1, il faut continuer à jouer le même genre de match.»

Pourtant, pendant les quarante premières minutes, les locaux avaient fait de très bonnes choses, notamment en deuxième où ils ont explosé avec quatre buts sur sept tirs contre le Métabetchouanais Keven Bouchard. Janne Puhakka a marqué les deux premiers. Avant la fin de semaine, l'attaquant finlandais n'avait que quatre buts à son dossier. Il en compte maintenant huit après les deux rencontres face aux Foreurs. Avec son premier de la saison, Carl Tremblay, suivi de Laurent Dauphin en désavantage numérique, pensaient bien avoir anéanti les espoirs des visiteurs, mais visiblement ce n'était pas le cas. Les Foreurs étaient en vie et plus que jamais.

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