Yan Larouche a dû se surpasser

En janvier 2013, Yan Larouche suivra avec une attention bien particulière la... (Photo David Lobjoie)

Agrandir

Photo David Lobjoie

Partager

Serge Émond
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) En janvier 2013, Yan Larouche suivra avec une attention bien particulière la programmation du Canal Évasion. Elle lui procurera l'occasion de revivre les principaux moments d'une aventure qui restera longtemps gravée dans sa mémoire.

Au début de la prochaine année, la chaîne spécialisée entamera la diffusion du Défi Ultime Évasion, une télésérie qui conjugue le sport extrême et l'implication humanitaire. La série animée par le comédien Maxim Martin et produite par Communications Rivage a principalement été tournée dans le Jardin des glaciers de Baie-Comeau, en septembre, et Yan Larouche a été le seul représentant du Saguenay-Lac-Saint-Jean à atteindre l'étape ultime.

Le Saguenéen a été attiré par l'aventure dès qu'il a vu l'annonce du Défi, sur les ondes du Canal Évasion. Sans perdre un instant, il a rempli un formulaire d'inscription particulièrement élaboré. L'exercice a demandé près de trois heures. Il a ensuite fait partie du groupe invité à participer à la première étape de sélection.

«Les organisateurs ont reçu environ 200 inscriptions, mais 70 ou 75 personnes ont été invitées à la première étape, à Saint-Hubert, raconte Yan Larouche. Le nombre de participants a d'abord été réduit à 30. De ce groupe, 13 ont été invités à Baie-Comeau. Quand je me suis inscrit, je ne savais pas qu'il s'agissait d'une télésérie. J'ai compris une fois sur place que c'était comme un jeu et qu'il y aurait des éliminations, mais ça n'a pas diminué mon intérêt.

«J'ai hâte de voir ce que va donner à la télévision, mais je n'ai pas participé en pensant à la télévision. Je l'ai fait pour moi, pour relever un défi, et je ne le regrette pas du tout. Ce fut une expérience extraordinaire. C'était débile. Autant pour le dépassement de soi que pour l'entraide avec les autres, ce fut toute une aventure. Je ne savais pas ce qui m'attendait quand je me suis inscrit, mais je n'ai aucun regret.»

Après leur sélection, les 13 aventuriers retenus se sont déplacés de Saint-Hubert à Baie-Comeau. En chemin, ils ont passé quelques heures au parc du Canyon Sainte-Anne, à Beaupré, histoire de se faire la main. Pour se mettre en appétit, trois d'entre eux ont été invités à franchir la rivière en tyrolienne, tout en allant chercher de l'eau avec un seau fixé au bout d'une corde...

À Baie-Comeau, ils ont d'abord fait connaissance avec leur nouvelle demeure, une yourte qu'ils ont partagée pendant toute l'aventure. Ils ont aussi formé des équipes et laissé de côté tout le matériel superflu. Les cellulaires, rasoirs, déodorants, iPod et autres appareils ont été remisés.

«Nous commencions tôt le matin et nous terminions notre journée vers 22 h avec une élimination, précise Yan Larouche. Parce que nous participions à une émission de télévision, il y avait aussi des périodes d'attente pendant la journée. Nous avons participé à des épreuves individuelles et par équipe. Les membres de l'équipe gagnante d'une épreuve étaient protégés. Les autres étaient sujets à l'élimination. Les personnes qui avaient réalisé les moins bonnes performances lors des épreuves individuelles étaient mises en danger. C'était au début et nous avions alors des décisions à prendre. À la fin, seulement les performances étaient prises en considération.

«Nous avons eu droit à des épreuves de toutes sortes. Un des plus gros dépôts de coquillages au monde (La Vallée des coquillages) se trouve à Baie-Comeau. La première journée, les organisateurs ont caché trois clés dans les coquillages et nous devions les retrouver. C'était à peu près impossible et ils voulaient nous montrer qu'il était possible que nous n'arrivions pas toujours à atteindre notre but.

«Après la composition des équipes, nous avons participé à une épreuve où l'objectif était d'aller chercher de la nourriture pour deux jours. Nous étions sur un radeau, au milieu d'un lac, et nous devions sélectionner notre meilleur nageur pour atteindre la rive le plus vite possible. La première équipe a gagné la nourriture et les deux autres n'ont pas mangé à leur faim pendant les jours suivants. Il a fallu se débrouiller...

«À un autre moment, on nous a demandé de fabriquer un brancard avec des arbres. Le lendemain, nous devions courir dans le bois en suivant un plan et aller chercher une personne qui avait besoin d'aide. Cette personne donnait des notes à chaque équipe. Monter des billots de bois au sommet d'une montagne a aussi été une épreuve difficile.»

Yan Larouche a passé onze jours à Baie-Comeau. Pendant son séjour, il a eu droit à une seule journée de repos. Le lendemain, les aventuriers ont été invités à se mêler aux participants du Raid Manicouagan. Au menu à cette occasion, vélo de montagne, course à pied en montagne, orientation avec carte et boussole, traversée d'un lac en kayak et tyrolienne.

Le volet entraide humanitaire a pris la forme de deux épreuves à Baie-Comeau. Les participants ont d'abord visité les résidences de la municipalité pour ramasser des toutous et venir en aide à Homme Aide Manicouagan, un organisme qui offre des services adaptés aux hommes en détresse et aux membres de leur entourage. Ils ont ensuite peinturé une salle utilisée par des enfants.

À la conclusion du défi sportif et humanitaire, six finalistes étaient toujours dans la course. Quatre d'entre eux ont été retenus pour participer à un voyage humanitaire avec Peace Pandemic, au Guatemala, en janvier. Cet organisme a été créé par Jeb Brovsky, un joueur de l'Impact de Montréal, dans le but d'enseigner la non-violence, de promouvoir la justice sociale et d'encourager la communication par le sport.

Yan Larouche a-t-il trouvé une place parmi les quatre gagnants ? Ça, il n'a pas le droit d'en parler.

Semond@lequotidien.com

Partager

publicité

publicité

publicité

la boite:1609999:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer