Hier, pour la rentrée, la direction a présenté son projet éducatif devant un parterre d'athlètes, de parents et d'enfants.
En plus de leurs deux cours d'éducation physique habituels, les élèves de cette école du centre-ville chicoutimien auront une autre période - ou plus - qui sera consacrée à la pratique d'une activité sportive. Deux heures par mois, des activités collectives seront organisées dans l'école. Cinq fois par année, il y aura des activités thématiques.
Pour démontrer son engagement dans le projet, le personnel d'Antoine-De Saint-Exupéry s'est réuni dans les bureaux de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, sur la rue Jacques-Cartier, pour ensuite marcher jusqu'à l'école du boulevard de l'Université.
«C'était une marche significative. On voulait que les jeunes et leurs parents voient que l'on croit en notre projet. Quand l'école a été sauvée, une synergie incroyable s'est formée entre les membres du personnel, explique la directrice, Ginette Tremblay. On croit en ce projet. On veut que nos jeunes soient de beaux jeunes.»
L'école est «désignée» en troubles de comportements. Il y a plus de garçons que de filles qui la fréquentent.
Hier, deux joueurs des Saguenéens, Mathieu Gagnon et Guillaume Asselin, de même que des footballeurs, des joueurs de volley-ball, des vedettes régionales d'athlétisme, des golfeurs et un joueur des Élites de Jonquière (hockey midget AAA) ont répondu à l'appel de la direction de l'établissement scolaire, en matinée.
C'est donc à travers le sport que le personnel entend faire découvrir et véhiculer la mission de l'école, soit d'instruire, de socialiser et de qualifier.
«L'année dernière, nous avons accueilli les vedettes de Star Académie. Nos jeunes ont grandi là-dedans, ont eu une passion, souligne Éric Bergeron, éducateur spécialisé. On pense qu'ils pourront faire de même avec notre programme sportif. Chaque école a son projet éducatif, et on estime que celui-là cadre bien avec nos jeunes.»
Par ailleurs, la directrice Ginette Tremblay a remercié le député et candidat péquiste Stéphane Bédard de sa présence hier, et, surtout, de son aide pour la sauvegarde de l'établissement scolaire.
Lors d'audiences publiques tenues en 2006, concernant la fermeture possible de cette école, celui qui présidait alors le comité exécutif de l'école, Simon Coutu, avait cité en exemples plusieurs programmes mis sur pied au sein de l'établissement au bénéfice des écoliers dans le besoin. «L'équipe est habile à décoder le non-dit des enfants et à les accompagner. Tisser un filet de sécurité est un travail de longue haleine. La réussite actuelle découle de plus de 13 ans de travail engagé et d'investissement quotidien», avait-il alors dit.
Hier, Éric Bergeron mentionnait à quel point il est important pour le personnel que les étudiants se sentent bien à l'école. «On veut tous qu'ils soient heureux, qu'ils soient bien. On recherche des sous pour faire le plus de projets possible.»