Un jeune expérimenté

Mathieu Turcotte... (Le Quotidien, Rocket Lavoie)

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Mathieu Turcotte

Le Quotidien, Rocket Lavoie

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(CHICOUTIMI) Même s'il n'a que 28 ans, le premier adjoint des Saguenéens, Mathieu Turcotte, est loin d'être inexpérimenté. Et puisqu'il s'occupera des défenseurs de la formation chicoutimienne, les partisans ne peuvent qu'espérer qu'il saura bien transmettre ses connaissances,

La défensive constitue certes le plus gros point d'interrogation de l'équipe, alors que cinq nouveaux défenseurs font leur entrée dans le brigade chicoutimienne. Les trois vétérans des Bleus sont Guillaume Cloutier (125 matchs d'expérience), Elliot Bisson (29 parties) et Mathieu Gagnon ou Andrew O'Brien. Un de ces deux derniers joueurs sera échangé d'ici le début de la campagne.

«Nos jeunes défenseurs vont faire beaucoup de temps supplémentaire. On veut qu'une cohésion s'installe rapidement entre eux. Charles Johnson, Philippe Archambault, Scott Carrier, Jérémy Quenneville et Carl Tremblay en sont tous à leur première saison avec les Sags. On fera beaucoup de vidéo. On veut qu'ils soient tous sur la même page. On leur fera jouer une ''game'' simple. On veut des jeunes dédiés à la cause, qui mériteront leur temps de glace», mentionne Turcotte, 28 ans.

Hier, pendant quelque 40 minutes, les jeunes défenseurs sont restés sur la glace avec Turcotte, question de pratiquer certains points précis.

Turcotte a été nommé adjoint de Marc-Étienne Hubert au cours de l'été. L'an dernier, il occupait le même poste avec les Foreurs de Val-d'Or et Marc-André Dumont. Ironiquement, le nouvel adjoint de Dumont est nul autre que Mario Durocher, qui était adjoint d'Hubert l'an dernier. «Mario nous avait annoncé qu'il souhaitait quitter. Nous avons rencontré plusieurs candidats. Mathieu était celui qui avait le plus de connaissances de la LHJMQ. C'est un travaillant, un passionné», explique l'entraîneur-chef.

Un passionné

Turcotte devrait être en mesure de montrer aux jeunes comment être «dédiés à la cause», ne serait-ce que par l'exemple.

Après avoir étudié au Collège Jean-de-Brébeuf (où il faisait surtout, de son propre aveu, des plans de match dans ses cahiers), Turcotte s'est dirigé vers le baccalauréat en intervention sportive à l'Université Laval. «C'est vraiment un ''bac'' pour devenir entraîneur. De 2008 à 2010, j'ai entraîné les Commandeurs de Lévis, comme adjoint à Francis Bouchard. On a été l'équipe hôtesse de la Coupe Telus. Ensuite, je suis devenu adjoint à Val-d'Or. Ce que je veux, dans la vie, c'est entraîner au hockey», souligne celui qui a déjà été dépisteur pour les Bleus, l'année où ils ont repêché Charles Hudon et Dominic Poulin.

C'est en 2010 qu'il a vécu sa plus belle expérience comme entraîneur, alors qu'il a dirigé Carl Tremblay et Jérémy Grégoire aux Jeux du Canada. «J'étais l'adjoint de Donald Audette. J'ai beaucoup appris durant ce tournoi. Nous avons gagné la médaille d'argent. Ça a été le pire moment de ma carrière. On espérait vraiment repartir d'Halifax avec l'or.»

«Échange» Durocher-Turcotte

Plusieurs personnes se sont demandé pourquoi les Sags avaient bien pu «envoyer» leur adjoint Mario Durocher à Val-d'Or, et, surtout, pourquoi le contrat de Turcotte avec les Foreurs n'a pas été renouvelé. «Il était temps pour moi de passer à autre chose. J'ai beaucoup appris à Val-d'Or et je suis reconnaissant envers leur organisation. C'est d'un commun accord que nous avons décidé que je ne retournais pas avec eux. Quand j'ai rencontré Marc-Étienne Hubert et Marc Fortier, ça a cliqué. J'ai passé cinq heures avec Marc-Étienne pour discuter de hockey», mentionne le natif de Montréal.

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