«C'est mon numéro fétiche», a expliqué la recrue, qui a joué la saison dernière avec les Condors du cégep Beauce-Appalaches de la seconde division de la Ligue collégiale. «Je porte ce numéro depuis que j'ai commencé à jouer au football. Et c'est le numéro qui apparaît sur mon tatouage, que je me suis fait faire l'année dernière. Mais même si je savais que je n'aurais peut-être pas la chance d'avoir le 44 avec le Rouge et Or cette année, je m'étais fixé comme objectif de le porter avant la fin de ma carrière universitaire.»
Gauthier s'est fait tatouer sur le bras droit son numéro chanceux. Le 44 est bien en vue sur le chandail d'un footballeur, lui-même en l'occurrence, qui est de dos, agenouillé devant ce qui semble être une vierge. «C'est la patronne de Sainte-Marguerite-Marie au Lac-Saint-Jean, le village d'où je suis natif. C'est sa statue que l'on voit à l'église. Mais ce que j'ai voulu évoquer en la mettant sur mon tatouage, ce ne sont pas mes croyances. C'est le symbole du village d'où je suis originaire et dont je suis très fier.
«Bien des gens pensent aussi que les lettres qui sont situées au-dessus de la tête de Sainte-Marguerite-Marie forment le mot win [gagner]. Mais pour moi, elles veulent dire What's important now [Ce qui est important présentement]. Et ce qui est important pour moi en ce moment, c'est de travailler pour aider mon équipe à aller chercher la coupe Vanier.»
Louangé par Constantin qui a dit de lui qu'il brouillait les cartes, Gauthier est heureux de savoir qu'il faisait du bon travail. Du même souffle, il a précisé qu'il était loin d'être parfait et qu'il avait encore beaucoup de choses à apprendre. «Mais je travaille là-dessus chaque jour pour que les choses aillent de mieux en mieux. Il y a vraiment une très haute marche entre le football collégial et universitaire. Le cahier de jeu du Rouge et Or, par exemple, est pas mal plus imposant que celui que j'avais l'année passée en Beauce. Mais à force de travailler, ce que tu dois faire devient comme de la routine.»o