Hier, ils ont accepté de nager avec le journaliste du Quotidien pour une portion de leur entraînement. Au programme ; trois kilomètres de nage dans la rade de Roberval. Les deux premières boucles de 500 mètres à la vitesse de course et les deux autres kilomètres plus relaxes.
La température de l'eau était à 19 degrés Celsius. Est-ce que je mets mon « wetsuit » ? « Pas question, les nageurs en eau libre affrontent l'eau comme elle est », me lance sourire en coin Gabrielle.
J'ai donc plongé dans le Piékuagami pour une boucle de 500 mètres. Heureusement que les trois athlètes nageaient sagement sans pousser. Moi, j'avais de la difficulté à suivre le rythme tentant de m'accrocher dans le sillage de Pierre, le souffle court. Un peu comme au vélo, on peut bénéficier de l'aspiration pour profiter de la vitesse de celui qui est devant. Ça n'a pas duré longtemps.
« Tantôt, je me suis accroché derrière une Américaine qui fait le 10 km demain (aujourd'hui) et ça allait très vite et j'étais capable de suivre. Ça paraît la draft''. Cette année, j'aimerais lors de la Traversée accrocher un peloton un bout de temps pour profiter de cette énergie. Sinon, je pense que comme l'an dernier je vais pouvoir suivre un bout Aurélie Côté », explique Pierre alors qu'on discute à la brasse. L'homme de 22 ans réalisera sa 2e Traversée samedi. Il espère réaliser un meilleur temps que l'an dernier, mais tout dépendra de l'humeur du lac Saint-Jean.
La grâce de Gabrielle Trottier
Gabrielle nageait à côté de moi pendant cette boucle mélangeant le crawl et la brasse avec une belle aisance. Quelle beauté de voir un si beau style, d'une efficacité redoutable. Les bras sont détendus et entrent parfaitement dans l'eau. J'ai encore du chemin à faire. La nage c'est vraiment une affaire de technique. « Il faut toujours penser à l'efficacité de nos mouvements, conseille Gabrielle. Cette année, je me suis entraîné afin d'accroître ma vitesse tout en maintenant un style efficace. Je veux finir plus près de la première femme cette année », révèle l'athlète de 22 ans qui nage depuis l'âge de sept ans. Elle souhaite faire un bon départ pour s'accrocher à un peloton. Pour sa 3e expérience, Gabrielle ne se met aucune pression et ce n'est pas l'eau froide ou des conditions difficiles qui vont l'embêter. « J'ai connu une bonne année et j'ai fait un marathon en Italie, mes sensations me donnent confiance », mentionne-t-elle.
Girard craint l'eau froide
Frédéric Girard lui craint un peu plus l'eau froide. Il gelait à la sortie de son entraînement, comme moi d'ailleurs. Ah ! la fameuse combinaison!
Pour sa 4e participation au marathon de Relève, il espère améliorer son temps pour finir dans les délais. Ce qu'il n'a pas réussi jusqu'à maintenant. Il a aussi travaillé sur sa vitesse. L'athlète de 18 ans ne pense pas faire un jour la Traversée du lac Saint-Jean. « J'aimerais faire un jour celui du lac Memphrémagog, l'eau est beaucoup plus chaude. Pour le lac, je ne pense pas être capable de supporter l'eau froide pendant un 32 km », avoue-t-il.
En piscine
Aujourd'hui, les trois Robervalois vont nager en piscine en effectuant quelques sprints. Vendredi, Gabriel et Pierre vont nager un 2 km à basse vitesse tandis que Frédéric sera à la plage Robertson pour attendre le pistolet de départ du 20e marathon de la relève.