Retour aux sources pour Paul Leduc

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Les frères Paul et Joe Leduc, le 5... ((Archives La Presse))

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Les frères Paul et Joe Leduc, le 5 mars 1970.

(Archives La Presse)

Serge Émond
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Pour Paul Leduc, le passage de la ToW sur la zone portuaire de l'arrondissement Chicoutimi, le 27 juillet, promet de brasser bien des souvenirs. Les organisateurs d'un programme de lutte présenté à cet endroit profiteront de l'occasion pour lui rendre hommage.

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L'ancien lutteur Paul Leduc sera honoré lors du gala de la ToW du 27 juillet à Chicoutimi. Il a connu l'âge d'or de la lutte au Québec, en faisant équipe notamment aux côtés de son «frère» Jos.

(Archives)

Pour Paul Leduc, l'endroit ne pourrait être mieux choisi.

«À la fin des années 60 et au début des années 70, il y avait un édifice sur la zone portuaire de Chicoutimi, raconte l'ancien lutteur. Au deuxième étage de l'édifice se trouvait le gymnase de Dan Walker, qui était le promoteur des programmes de lutte à Chicoutimi. C'est à cet endroit qu'on se rencontrait en après-midi pour établir le script de la soirée. Ça va me faire drôle de retourner là-bas.

«À l'époque, il y avait une émission hebdomadaire de lutte à la télévision québécoise. Chaque semaine, elle était réalisée à Chicoutimi, par le poste CJPM. Elle était présentée au canal 10 le samedi, à 17h. Il nous est arrivé d'avoir un auditoire de 1,2 million de téléspectateurs et même de battre la Soirée du hockey.»

Son «frère» Jos

Paul Leduc a été associé au monde de la lutte pendant 22 ans. Il a fait ses débuts au Mexique à l'âge de 18 ans. À cet endroit, il se souvient d'avoir «mangé son pain noir». Après deux ans et demi, il a pris la direction de la côte ouest américaine. C'est à ce moment qu'il est entré en communication avec un policier et ancien partenaire d'entraînement (Michel Pigeon) pour le convaincre de le rejoindre. Il allait devenir son «frère» Jos.

«J'avais été blessé et nous avions préparé un film de quatre ou cinq minutes qui le montrait en train de marcher dans le bois, en direction de la côte ouest, pour venir me venger», note Paul Leduc en riant.

«Je garde de très bons souvenirs de la lutte, mais les plus belles années ont été les cinq premières. Je réalisais mon rêve de gagner ma vie dans la lutte. J'étais comme un jeune joueur de hockey qui arrivait à la Ligue nationale. J'ai quitté la Gaspésie avec ma mère alors que j'avais 13 ans. Dès mon arrivée à Montréal, je me suis inscrit à la Palestre nationale pour pratiquer la lutte olympique et, surtout, voir mes héros à l'entraînement, Yvon Robert et Larry Moquin.»

Les années d'or

Paul Leduc a connu les années d'or de la lutte au Québec. Il se souvient d'une époque où les lutteurs montaient dans l'arène huit fois par semaine tout en voyageant d'un bout à l'autre de la province. Pour eux, la saison au Québec s'étendait de la fin d'avril au mois de septembre. Comme des oiseaux migrateurs, ils se dirigeaient vers le sud à l'apparition des surfaces glacées dans les arénas et passaient la saison froide aux États-Unis, principalement dans la région de Tampa.

Les spectacles répétés ont laissé des traces sur son corps, mais Paul Leduc ne regrette aucune des années consacrées à la lutte. Celui qui a connu sa part d'ennuis de santé importants au cours des dernières années (il a subi deux opérations à coeur ouvert et un ACV l'a cloué à un fauteuil roulant pendant un an, en 2001) se réjouit à l'idée d'effectuer une première visite au Saguenay depuis 1985.

«Quand on m'a demandé d'être présent au programme du 27 juillet à Chicoutimi, je me suis dit qu'il serait agréable de finir là où tout a commencé, souligne-t-il. J'espère de ne pas pleurer. Je suis un gars pas mal émotif. Très peu de lutteurs de mon époque son toujours en vie. Maurice Vachon est très malade. Hans Schmidt est décédé il y a trois mois.»

Et la lutte d'aujourd'hui?

Maintenant âgé de 76 ans, Paul Leduc réside à Longueuil. Il est à la retraite, mais sa carrière de lutteur conserve une place importante dans son coeur. Il prépare d'ailleurs une autobiographie et il lui arrive à l'occasion de jeter un coup d'oeil sur ce qu'est devenu son sport.

«Les temps ont changé, signale Leduc. Les costumes sont plus beaux, la musique occupe une place importante, les décors sont extraordinaires et la lutte profite des meilleurs scripteurs disponibles. Certains écrivent aussi pour les ''soaps'' américains. C'est une autre époque...»

QUOI ? Tournée ToW 2012

QUAND ? Le 27 juillet à 19 h

OÙ ? Zone portuaire

BILLETS : Gratuit

LUTTEURS: Koko B. Ware, Sylvain Grenier, Franky The Mobster, Darkko, Dru Onyx, Handsome JF

INFOS : www.towlutte.com

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