Jouer en 60 minutes

Le 3e match aura lieu ce soir, à... (Photo Rocket Lavoie)

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Le 3e match aura lieu ce soir, à Chicoutimi.

Photo Rocket Lavoie

Serge Émond
Le Quotidien

(CHICOUTIMI) Le centre Georges-Vézina a été plutôt profitable aux Saguenéens de Chicoutimi depuis le début des séries éliminatoires et Marc-Étienne Hubert espère qu'un retour sur la grande patinoire contribuera à donner un nouveau souffle à son équipe.

Après avoir subi deux défaites à Saint-Jean, vendredi et dimanche, les Saguenéens se lanceront à la recherche d'une première victoire sur les Sea Dogs, ce soir, devant leurs partisans. À domicile, la formation chicoutimienne a gagné quatre de ses six matchs en séries éliminatoires. Ses deux défaites ont été encaissées par la marge d'un but.

«Je suis certain que jouer à domicile va nous aider, avance le pilote des Saguenéens. Au centre Georges-Vézina, nous sommes à l'aise et nous avons joué de bons matchs. Psychologiquement, les gars sont à l'aise à la maison. Pratiquement tous les gros matchs que nous avons disputés pendant la saison ont eu lieu au centre Vézina.

«Jouer sur la grande glace et devant nos partisans nous aidera au niveau de la motivation et de l'énergie. Le public va nous aider à aller au fond de nos ressources.»

Si un retour à domicile pourrait aider les Saguenéens, Marc-Étienne Hubert sait très bien que la solution ne repose pas uniquement sur la grande patinoire du centre Vézina.

Depuis le début de la série, les Saguenéens ont eu leur part de bons moments face aux Sea Dogs. Mais quelques bonnes séquences par match ne suffisent pas contre la meilleure équipe au Canada.

«Nous devons jouer 60 bonnes minutes, avance l'entraîneur des Saguenéens. Dans le match numéro 1, nous avons très bien joué durant les 20 premières minutes. En deuxième période, notre jeu a été correct pour gagner. En troisième, nous n'avons pas joué avec assez d'énergie, avec assez d'urgence.

«Dans le deuxième match, nous avons mal débuté, mais nous avons dominé à plusieurs occasions. En deuxième période, nous avions le rythme et l'autre équipe courait après sa queue. Les Sea Dogs ont été obligés de prendre une pénalité. Au lieu d'en profiter, nous leur avons donné un but en désavantage numérique...

«Il faut bien jouer et respecter le plan de match pendant 60 minutes. Les Sea Dogs te font payer tes petites erreurs très cher. Ils marquent ou ils obtiennent une bonne chance. Ils profitent d'une chance sur deux.»

Routes différentes

Les deux équipes qui animent cette série demi-finale n'ont pas suivi le même cheminement pour y arriver. Les Sea Dogs n'ont jamais été inquiétés par les Screaming Eagles du Cap-Breton et le Drakkar de Baie-Comeau. Ils ont éliminé ces deux équipes en quatre matchs.

Les Saguenéens, de leur côté, ont disputé un total de 13 parties contre le Titan d'Acadie-Bathurst et les Cataractes de Shawinigan. Plusieurs de ces rencontres ont été serrées et émotives.

Les deux premiers tours ont aussi laissé des traces chez les Saguenéens. Alexandre Roy et Alexandre Beauregard sont tombés au combat en chemin et d'autres joueurs soignent des petits bobos. Hubert estime que cette situation fait partie des séries et que son équipe doit trouver le moyen d'y faire face.

«Il faut trouver l'énergie nécessaire, souligne Marc-Étienne Hubert. Il faut puiser dans nos ressources et trouver tout le courage et toute la détermination que nous avons. Nous avons plusieurs exemples de courage et de détermination dans notre équipe. Ces exemples doivent nous servir de modèles et nous devons puiser dans nos ressources pour réussir à obtenir une première victoire le plus rapidement possible.»

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