Après une première expérimentation cet été, l'organisation almatoise souhaite offrir une régate accréditée par la Fédération internationale des sociétés d'aviron (FISA) d'ici 2013 et ainsi obtenir la visibilité d'envergure recherchée.
Partisans de la chaloupe à rames, soyez tout de suite rassurés: cette grande première ne compromet en rien la 38e édition du marathon de 42 kilomètres ni les trois épreuves préparatoires. La traditionnelle course donnera plutôt le coup d'envoi des activités de Festirame en étant programmée le 2 juillet tandis que celle de l'aviron de mer viendra clore le tout le 9 juillet.
Hier soir, Guylaine Bernier, juge arbitre internationale en aviron et unique référence en aviron de mer au Canada, a tenu une première séance d'information sur cette nouvelle discipline qui fera son entrée en Amérique du Nord. «Vous êtes les premiers à recevoir cette information ce soir (hier). La même information sera présentée le 2 juin à tous les juges arbitres du Québec et par la suite, à ceux du reste du Canada C'est vraiment une primeur ce soir», a précisé Mme Bernier pour bien marquer le caractère historique de l'événement.
De fait, si le sport de l'aviron de mer est très connu en Europe, en Amérique du Nord, les premières embarcations seront livrées en juin, au Port de Montréal. C'est pourquoi la première «régate» n'en sera pas vraiment une parce que les compétitions ne se dérouleront pas en totale conformité avec les règlements internationaux de la FISA.
Les rameurs de la région et ceux du club de Lachine seront privilégiés puisque ces deux organisations ont acquis une douzaine d'embarcations de type Euro Diffusion's. Pour l'instant, le Club d'aviron d'Alma a acheté trois doubles de couples et trois embarcations solos. Le club de Lachine en a acheté deux solos et deux doubles de couples tandis qu'Aviron Canada (Rowing Canada) en a acheté deux doubles de couples.
«Si on allait chercher une vingtaine de coureurs (pour la première édition), ce serait parfait, assure Robert Dufresne, directeur de compétition du volet rames de Festirame. On en espère toujours plus, mais ça devrait jouer entre 20 et 40.»
Pour Mme Bernier, l'important était d'identifier le parcours de 5 km qui permettra aux rameurs de prendre de l'expérience. Elle est convaincue que les représentants des différents clubs d'aviron du Québec vont se présenter. Quant à ceux des autres provinces et même des autres pays, «il va falloir les stimuler parce qu'ils ne savent pas que nous avons ces bateaux.»
«Dès que nous aurons le parcours, la fédération québécoise va nous supporter pour aider la diffusion», affirme Mme Bernier. En disposant d'embarcations et en continuant d'en acquérir, l'organisation disposera d'un parc d'embarcation qui permettra d'accueillir des équipes d'outre-mer. «Nous allons bâtir une espèce de parc à bateaux et c'est comme ça qu'on va grossir la régate. L'objectif est d'avoir une régate chaque année et qu'elle soit internationale», résume-t-elle.