Un virus informatique transmis par l'ADN

Une équipe de chercheurs de l'université de Washington... (Photo courtoisie)

Agrandir

Une équipe de chercheurs de l'université de Washington a réalisé l'exploit d'infecter un ordinateur à l'aide d'ADN. N'ayez crainte, ce n'est pas pour demain les risques de transmettre un virus à votre ordinateur en éternuant sur son écran.

Photo courtoisie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Steeve Fortin
Le Quotidien

CHRONIQUE TECHNO / Une équipe de chercheurs de l'université de Washington a réalisé l'exploit d'infecter un ordinateur à l'aide d'ADN. N'ayez crainte, ce n'est pas pour demain les risques de transmettre un virus à votre ordinateur en éternuant sur son écran.

L'ADN sera probablement la solution de stockage de... (Photo 123RF) - image 1.0

Agrandir

L'ADN sera probablement la solution de stockage de l'avenir, car nous pouvons y incorporer un grand nombre de données dans un espace très restreint. Certains chercheurs affirment même que cette méthode permettrait de contenir l'ensemble des données mondiales dans un espace grand comme un réfrigérateur.

Photo 123RF

L'ADN est au centre de bien des recherches au niveau informatique. Évidemment, le séquençage du génome se fait de plus en plus rapidement, et ce, avec une précision en constante évolution. Les chercheurs de l'université de Washington se sont interrogés sur la sécurité des séquenceurs, ces ordinateurs servant à décoder le génome. Ils ont alors inséré un code malicieux à même de l'ADN afin d'infecter l'ordinateur du séquenceur. Par contre, les chercheurs avaient tout de même modifié le logiciel du séquenceur afin d'en augmenter sa vulnérabilité. Le but de cette opération est de démontrer les lacunes des systèmes de séquençage dont la sécurité est souvent obsolète. Avec la complexité de l'opération, ce type de vecteur infectieux ne sera pas à la portée des pirates, du moins pas dans un avenir très rapproché. Qui sait ? Nous aurons peut-être un jour des humains porteurs de virus informatiques contaminant des machines. Cette attaque bio-informatique est un tour de force technique issue d'un scénario digne d'un roman de science-fiction !

Une solution de stockage

L'ADN sera probablement la solution de stockage de l'avenir, car nous pouvons y incorporer un grand nombre de données dans un espace très restreint. Certains chercheurs affirment que cette méthode permettrait de contenir l'ensemble des données mondiales dans un espace grand comme un réfrigérateur. Le géant informatique américain Microsoft a réussi à stocker 200 méga-octets d'informations dans de l'ADN occupant un espace beaucoup plus petit que la pointe d'un crayon à mine ! L'équipe de Microsoft a stocké des versions numériques d'oeuvres d'art, une vidéo HD du groupe de musique OK Go, les 100 meilleurs livres du projet Gutenberg, ainsi que la déclaration universelle des droits de l'homme traduite en 100 langues. En moins d'un an, les chercheurs ont multiplié par 10 la capacité de stockage de l'ADN, ce qui est fort encourageant, d'autant plus que nous n'en sommes qu'au début de cette révolution probable bio-informatique. 

Une image animée dans une bactérie

Une équipe de chercheurs de l'université Harvard a réussi à intégrer une petite animation GIF de 5 images dans l'ADN d'une bactérie E-coli. Les scientifiques ont réussi l'exploit en injectant l'image en guise de virus dans la bactérie qui reproduit alors une partie du génome du virus dans son ADN afin de contrer une éventuelle attaque. La bactérie a donc copié l'image d'une résolution de 36x26 pixels fidèlement à 90 % à la version originale. Bien que cette image soit très primitive aux premiers abords, elle est tout de même le début de l'ère de l'invisible (à l'oeil nu !) support d'informations numérique. Un jour peut-être, l'humain transmettra, via son patrimoine génétique, des données et des souvenirs de génération en génération pour ainsi perpétuer une certaine mémoire familiale.

Avec l'élimination de la majorité des supports physiques tels le papier, la photo et la pellicule cinématographique, l'humanité sera éventuellement confrontée à un problème d'espace physique et technique de stockage. Dans 100 ans, nous aurons probablement des archéologues du numérique qui fouilleront les lieux de stockage obsolètes afin de recouvrer des données disparues ! L'ADN est-il cette solution immuable permettant de conserver les données éternellement ? 

Super Nintendo classic edition... pas disponible au Québec

Le petit monde du jeu vidéo fut ébranlé par la décision de Nintendo qui ne cadrerait pas dans les normes de l'Office québécois de la langue française. Sur le Twitter de l'organisme, nous pouvons lire : « L'OQLF n'a jamais empêché Nintendo de commercialiser des produits au Québec. D'ailleurs, l'entreprise offre déjà plusieurs produits au Qc. » Par contre, au Québec, tous les nouveaux jeux doivent être offerts en français si cette version existe ailleurs dans le monde. Dans le cas de la Snes Classique, on présume que certains jeux ne seraient pas en français, dont The legend of Zelda : a link to the past, qui était à l'époque disponible en français au Québec. Nintendo Canada se fait avare de commentaires, ce qui soulève la grogne chez les joueurs, d'autant plus que la console n'est pas fabriquée en grande quantité, un peu à l'image de la NES Classic de l'an passé ! À suivre...




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer