Plusieurs animaux errants ne sont jamais réclamés

Une chienne, dite errante, a mis au monde... (Photo courtoisie)

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Une chienne, dite errante, a mis au monde six chiots, moins de 24 heures après avoir été accueillie au Refuge animal de Roberval.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le Refuge animal de Roberval connaît présentement une hausse du nombre d'abandons de chats et de chiens. Plus de la moitié d'entre eux ont été trouvés errants et n'ont jamais été réclamés.

C'est ce qui est arrivé à une chienne gestante le 26 mai dernier. Personne ne se doutait que, moins de 24 heures après son arrivée au refuge, elle allait mettre au monde six chiots.

La directrice générale du Refuge animal de Roberval, Annie Côté, avoue qu'un chenil n'est pas un endroit convenable pour une chienne sur le point d'accoucher. Habituellement, quand l'équipe accueille une bête gestante, les employés prennent le temps de trouver une famille d'accueil temporaire pour héberger la future petite famille. « Il n'y a pas de pire scénario, pour une maman, que celui de devoir mettre bas, sans ses humains, dans un endroit totalement inconnu avec des voisins qui hurlent et qui jappent », remarque madame Côté.

De plus, l'environnement bruyant est une source de stress qui rend les fragiles bébés plus vulnérables aux maladies. C'est peut-être pour cette raison que la mère a écrasé à mort un de ses six chiots, quelques heures après leur naissance. De plus, la chienne a dû être suivie de près pour un problème de lactation et une sévère diarrhée. Quand la santé de la mère sera stable, elle sera transférée dans une famille ayant un environnement propice à l'éducation et à la socialisation des chiots pour un minimum de deux mois.

Malgré les annonces sur Facebook pour retrouver sa famille, le 29 mai au soir, la chienne n'avait toujours pas été réclamée. « Généralement, quand on trouve un chien sans médaille, avec l'aide des internautes qui partagent et le propriétaire qui cherche son animal, celui-ci est aussitôt entré, aussitôt sorti », poursuit la directrice du Refuge. Après la publication Facebook du Refuge, on a reçu quelques messages privés de gens qui leur ont donné des informations. « On est un petit milieu. Tout finit par se savoir. Peu importe les raisons, c'est inacceptable de se débarrasser ainsi d'une chienne gestante sur le point de mettre bas », explique Annie Côté. 

Détresse

Le 30 mai, soit cinq jours après avoir abandonné sa chienne, la famille de l'animal appelait le refuge pour avouer ses fautes. Derrière ce geste délibéré se cachait une personne en détresse. En pleine séparation, et n'ayant pas les 100 $ que demande le refuge, la famille n'avait pas trouvé d'autres solutions que de mentir en disant avoir trouvé la bête errante afin que le refuge la prenne en main gratuitement. Rien n'excuse un tel geste, mais elle prouve que le raisonnement d'une personne en pleine crise est parfois affecté.

Honnêteté

Ce qui est déplorable dans cette histoire, c'est la malhonnêteté des gens. Peu importe la raison, si les propriétaires de cette chienne avaient été honnêtes en expliquant leur réalité, les employés du Refuge animal de Roberval auraient sans doute pu trouver une solution.

Il y a quelques semaines, le Refuge des animaux de Chicoutimi recevait la visite d'un homme bien découragé de sa situation. « Ma chienne s'est fait accoupler par le chien du voisin. Ça veut dire qu'elle aura des chiots dans quelques semaines. C'est beaucoup d'ouvrage et je ne suis pas installé pour ça », avait confié le client au propriétaire du refuge.

Dans ce genre de situation, Marc Villeneuve évite de faire la morale aux gens pour plutôt chercher des solutions. « Je lui ai proposé de prendre sa chienne, le temps qu'elle ait ses bébés et quand les petits seraient adoptés, à l'âge convenu, il pourrait récupérer sa chienne », précise monsieur Villeneuve. L'homme n'a pas hésité à accepter la soulageante proposition.

La chienne a été installée dans une bâtisse calme, séparée du chenil. Les petits ont maintenant un mois et, régulièrement, les quatre enfants de Marc visitent leurs pensionnaires afin de câliner et jouer avec les petits.




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