La Nouvelle-Zélande sur le pouce

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Il s'agissait du premier voyage de la jeune femme de 22 ans, partie seule en Nouvelle-Zélande pendant quatre mois.

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Une jeune femme de 22 ans originaire du Saguenay, qui n'avait jamais voyagé, a choisi de partir de février à la fin mai en Nouvelle-Zélande, toute seule. Marie-Pier Dufresne s'est déplacée en faisant du pouce, a dormi souvent sur un hamac entre deux arbres et, sans avoir d'expérience en forêt, a fait de nombreuses randonnées de plusieurs jours loin de la civilisation.

Rentrée depuis peu au Québec, Marie-Pier se remet tranquillement de son voyage, qui était totalement différent de son mode de vie habituel. 

« C'était vraiment extraordinaire ! Il s'est passé beaucoup de choses, plus que ce que j'avais prévu, et mon type de voyage s'est avéré différent de ce que j'avais prévu aussi. Je n'avais pas de plan quand je suis partie, alors je ne savais pas ce que j'allais faire là-bas. Mais je ne pensais pas que mon mode de voyage allait être aussi aventurier ! », mentionne la jeune femme.

Marie-Pier a en effet choisi de voyager à petit budget. Elle ne dormait pas dans les auberges jeunesse, mode privilégié par les jeunes voyageurs dans la vingtaine habituellement, préférant faire du « couch surfing », c'est-à-dire aller dormir chez des gens qui mettent une chambre ou leur divan à la disposition des voyageurs. Elle s'est également acheté un hamac, qu'elle utilisait lorsqu'elle ne trouvait pas d'endroit où dormir. Marie-Pier n'a pas payé pour ses transports et n'allait pas manger dans les restaurants. 

« C'était assez difficile ! Mais ça s'est avéré vraiment plaisant. J'étais une personne vraiment, vraiment, stressée avant de partir. Les gens avaient de la misère à croire que j'allais en Nouvelle-Zélande toute seule, surtout que je ne parlais pas anglais. Mais étrangement, tout s'est passé vraiment naturellement et je n'ai pas eu peur. On dirait que mon stress s'est volatilisé ! Je me promenais avec mon sac à dos, et parfois je ne savais même pas dans quelle ville j'allais, mais je n'avais pas peur », ajoute-t-elle.

Le plus long voyage que Marie-Pier Dufresne avait fait, avant de partir en Nouvelle-Zélande, était un « roadtrip » en Gaspésie avec sa soeur. L'idée de partir pendant quatre mois lui est venue l'année dernière, alors qu'elle étudiait à l'université.

« Je me remettais un peu en question. Je ne savais pas vraiment où m'en aller, et j'ai fini par lâcher mon programme. J'ai décidé d'aller en nutrition, mais je ne pouvais pas m'inscrire avant un an, alors je me suis dit "pourquoi ne pas voyager". Tout le monde se dit ça quand on a du temps de libre ! Le problème, c'est que je ne savais pas où aller. Finalement, en parlant avec des amis, j'ai décidé d'aller en Nouvelle-Zélande, un pays dont je ne connaissais même pas l'existence ! », explique Marie-Pier.

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Pour se déplacer, Marie-Pier Dufresne faisait du pouce. Il lui arrivait souvent de ne pas savoir exactement dans quelle ville elle allait se rendre.

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Comme elle avait choisi de voyager au plus bas prix possible, Marie-Pier Dufresne a dormi dans un hamac qu'elle accrochait entre deux arbres lorsqu'elle ne dormait pas chez les locaux.

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D'abord avec une amie

Pendant le premier mois, elle a voyagé avec une amie, puis a continué le reste de son périple toute seule. « J'avais décidé au début de prendre un billet d'avion aller-retour pour mon voyage de quatre mois. Mais je ne me mettais pas de pression, parce qu'un billet d'avion, ça se change. Si j'avais voulu rester plus longtemps, ou si j'avais voulu revenir plus tôt parce que ça ne marchait pas, j'aurais pu le faire », raconte-t-elle.

« C'était plaisant, mais ç'a été vraiment difficile parfois, parce que c'est une façon difficile de voyager. On ne sait jamais où on s'en va et où on va dormir. Je mangeais sur le bord des rues, et j'ai dû m'incruster quelques fois dans des auberges jeunesse pour prendre des douches. Mais je voudrais le refaire, parce que c'est une belle expérience, et j'ai appris beaucoup. Sauf que je ne partirais peut-être pas aussi longtemps. Quatre mois, c'est un peu long ! », conclut Marie-Pier Dufresne. 

La jeune femme a créé une page Facebook, Marie-Pier en Nouvelle-Zélande, où elle raconte des histoires de son voyage et met plusieurs photos des endroits qu'elle a visités.

Pendant l'une de ses randonnées, Marie-Pier Dufresne est... (Photo courtoisie) - image 3.0

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Pendant l'une de ses randonnées, Marie-Pier Dufresne est allée pêcher avec un homme qui vivait seul en forêt depuis plusieurs années.

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L'homme vit dans une  vieille cabane. Il a... (Photo courtoisie) - image 3.1

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L'homme vit dans une  vieille cabane. Il a un signal radio qui lui permet de communiquer et reçoit des vivres par hélicoptère tous les trois ou quatre mois.

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Seule avec un ermite

Quand Marie-Pier Dufresne repense à son voyage en Nouvelle-Zélande, qui a duré quatre mois, elle se souvient de plusieurs moments. Toutefois, la jeune femme de 22 ans avoue que certaines expériences qu'elle a vécues l'ont particulièrement marquée, comme sa rencontre avec un ermite, au cours d'une randonnée.

« C'est une chose très positive qui m'est arrivée, mais qui aurait pu être très dangereuse », explique Marie-Pier. 

Pendant son séjour en Nouvelle-Zélande, Marie-Pier Dufresne a rencontré un voyageur français avec qui elle est partie faire une randonnée de six jours en forêt, dans un endroit très isolé. Elle y a rencontré un ermite, qui vivait isolé depuis plusieurs années, avec qui elle a partagé un souper et qui l'a invitée à dormir chez lui.

Tronçonneuse

« Vers la fin de la randonnée, on décide de s'arrêter pendant une journée pour relaxer, parce que ça faisait quatre jours qu'on marchait. C'était la veille de ma fête. J'ai décidé de m'éloigner un peu, parce que ça faisait quand même plusieurs jours que j'étais avec la même personne. Je me suis endormie sur le bord d'un petit lac, qui n'était pas sur le chemin de la randonnée. Je me suis réveillée en entendant un bruit de bateau. C'était une petite embarcation gonflable, avec un vieux monsieur à l'intérieur. Il m'a invité à aller pêcher la truite et j'ai accepté ! Le pire, c'est qu'il y avait une tronçonneuse dans le bateau », explique la jeune femme.

Marie-Pier raconte qu'elle a donc passé plusieurs heures à discuter avec l'homme, qui l'a invité dans son habitation pour manger les truites qui avaient été pêchées. Elle est allée prévenir son ami français qu'elle passerait la soirée et la nuit chez l'ermite, et est partie avec ce dernier. « On a invité mon ami à venir avec nous, mais l'embarcation n'était pas assez grande et assez solide pour nous transporter tous les trois, alors je suis allée toute seule », ajoute-t-elle. 

« Il vit dans une sorte de vieille cabane. Il a un signal radio qui lui permet de communiquer avec des personnes. Tous les trois ou quatre mois, un hélicoptère vient lui porter de l'essence pour sa génératrice et de la nourriture comme des fruits et légumes », mentionne-t-elle.

Une bougie

L'ermite lui a donc cuisiné un souper avec les poissons fraîchement attrapés et, comme c'était la fête de Marie-Pier, lui a fait un dessert sur lequel il a placé une bougie.

« Je ne pouvais pas imaginer une meilleure façon de passer mon anniversaire. Je me disais que je devrais avoir peur de suivre un monsieur inconnu, avec une tronçonneuse, dans la forêt, mais je n'avais pas du tout peur. J'étais rendue à un point où je faisais confiance aux gens. Il a tellement vécu d'expériences et il a tellement de choses à raconter, c'était génial. Ç'a vraiment été une belle expérience. Il ne s'est pas passé grand-chose, mais c'était vraiment particulier comme soirée. C'est vraiment ma plus belle histoire », conclut Marie-Pier.




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