Forcé de fermer ses portes

La co-coordonnatrice du MÉPAC, Caroline Jean, la coordonnatrice... (Photo Le Progrès-Dimanche, Rocket Lavoie)

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La co-coordonnatrice du MÉPAC, Caroline Jean, la coordonnatrice du Mouvement Action Chômage (MAC) Lac-Saint-Jean, France Simard, et la co-coordonnatrice du MÉPAC, Annie Maisonneuve, dénoncent la fermeture du MAC et le manque d'action politique pour venir en aide à l'organisme.

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Faute de subventions suffisantes, l'organisme Mouvement Action Chômage (MAC) du Lac-Saint-Jean a dû fermer ses portes à la fin du mois de février. Le Mouvement d'éducation populaire et d'action communautaire (MÉPAC), qui réunit des groupes de défense collective des droits de la région, dénonce cette situation qui atteint une population vulnérable et coupe un service essentiel, selon lui.

D'après la co-coordonnatrice du MÉPAC. Annie Maisonneuve, et la coordonnatrice du MAC Lac-Saint-Jean, France Simard, la région économique du Bas-Saint-Laurent-Côte-Nord, qui comprend le Saguenay-Lac-Saint-Jean, est la deuxième région avec le plus haut taux de chômage, qui s'élève à environ 9,9 %. « Chaque année, le MAC aide environ 500 chômeurs. C'est un service essentiel », mentionne Mme Maisonneuve.

«Depuis notre création en 2001, on a aidé 13 450 personnes dans différents secteurs. On dessert trois MRC, qui n'ont maintenant plus de services directs», ajoute Mme Simard.

Le MAC est un organisme qui veut assurer la défense des droits individuels et collectifs des prestataires de l'assurance-chômage, en accompagnant ces personnes dans leur démarche et en les informant de leurs droits et devoirs, entre autres, peut-on lire dans leur dépliant informationnel.

Les subventions accordées aux groupes de défense collective des droits stagnent depuis plusieurs années, selon les données du MÉPAC. D'ailleurs, l'organisme a interpellé de ministre Blais en décembre à ce sujet. «C'est une situation qui atteint beaucoup de services essentiels. On a besoin de faire indexer et de faire augmenter les subventions», affirme Anne Maisonneuve.

Le MAC reçoit 30 000 $ de subventions annuellement. « Là-dessus, on doit payer le loyer et les coûts administratifs. Alors, il ne reste plus beaucoup d'argent après ça pour aider les gens. Depuis 2012, on a fait 47 interventions auprès des députés, mais on est toujours au même point », poursuit la coordonnatrice du MAC.

Elle mentionne qu'initialement, le Mouvement Action Chômage devait cesser ses occupations pendant le mois de janvier. Toutefois, après une rencontre avec Alexandre Cloutier, l'organisme a réussi à obtenir 2000 $ de subventions, ce qui lui a permis de fonctionner pendant le mois de février, mais sans plus. « C'est vraiment un égrainement financier. L'organisme reçoit du financement goutte à goutte. En fait, il est sur le respiratoire artificiel ! Et France a autre chose à faire que les 47 interventions auprès des politiciens. Elle doit s'occuper des personnes qui sollicitent son organisme ! », déplore Annie Maisonneuve.

Par ailleurs, Mmes Maisonneuve et Simard s'expliquent mal le désintérêt de la classe politique. «Le 2/3 du territoire qu'on couvre est également le territoire dont le premier ministre doit s'occuper, mentionne France Simard. Les gens disent qu'ils comprennent nos demandes, mais ils ne font rien. J'ai l'impression qu'on ne me prend pas au sérieux.»

«J'ai gardé l'espoir qu'on puisse continuer à offrir nos services, mais ça s'est arrêté le 23 février. On me dit qu'il n'y a pas d'argent disponible, même si d'autres organismes ont reçu du financement. Je ne les blâme pas, mais je ne comprends pas vraiment. C'est difficile de trouver quels moyens prendre pour aider notre situation, parce qu'on a tout essayé», conclut Mme Simard.




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