L'AZAC dénonce la méthode du Zoo de Falardeau

L'association des Aquariums et zoos accrédités du Canada... (Photo archives Le Quotidien, Rocket Lavoie)

Agrandir

L'association des Aquariums et zoos accrédités du Canada estime qu'enlever les bébés animaux à leur mère est une méthode «préoccupante».

Photo archives Le Quotidien, Rocket Lavoie

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

L'association des Aquariums et zoos accrédités du Canada (AZAC) critique les pratiques qui sont mises de l'avant au Zoo de Falardeau. Selon elle, la méthode qui consiste à enlever les bébés à leur mère dès la naissance afin qu'ils puissent être manipulés par les humains a des répercussions sur la santé et la sécurité des animaux et du public.

«Nous avons récemment appris qu'un zoo non accrédité dans le nord du Québec élève de jeunes animaux exotiques séparés de leur mère afin que les visiteurs puissent bénéficier d'expériences pratiques avec eux. Cette méthode suscite d'importantes préoccupations pour le bien-être des animaux, et démontre la nécessité d'avoir des cadres réglementaires et des mesures d'application de la loi plus robustes au Québec concernant la garde d'animaux exotiques. Elle met également en lumière la nécessité pour les zoos accrédités du Canada de combler cette lacune réglementaire», peut-on lire dans un communiqué de presse de l'AZAC.

L'association estime que les règles et les politiques entourant la garde et la protection des espèces exotiques doivent continuer d'évoluer pour montrer l'exemple aux organismes de réglementation et au grand public.

Selon l'AZAC, qui représente entre autres le Zoo sauvage de Saint-Félicien, les animaux doivent être traités avec respect et dignité, et d'une manière qui ne nuit pas à leur bien-être. Même si l'association ne s'oppose pas nécessairement à la manipulation d'animaux dans un but éducatif, afin qu'ils puissent « renforcer les messages affectifs touchant la conservation, la faune et le bien-être des animaux », elle rappelle que les installations accréditées doivent respecter un certain nombre de règles.

Entre autres, les animaux doivent pouvoir être retirés du programme s'ils choisissent de le faire. Ils ne doivent pas non plus être soumis à des sources de stress inutiles, et les installations doivent prendre en compte leurs besoins physiques, sociaux et psychologiques. Par ailleurs, les animaux qui font partie de ses programmes doivent présenter des comportements qu'ils auraient s'ils étaient dans la nature. L'éducation du public doit également refléter des enseignements véridiques à propos des comportements naturels.

L'AZAC estime que les zoos du Canada ont la possibilité de jouer un rôle important dans la promotion des données et recherches scientifiques qui touchent à la protection des espèces animales. Les installations ont également la chance de favoriser les liens d'attachement envers les animaux qui sont nécessaires à leur protection, surtout en tenant compte du fait que « notre planète perd deux ou trois espèces par jour », selon l'association. « Notre mission consiste à transformer les installations zoologiques de simples exposants d'animaux en défenseurs éthiques de la biodiversité », conclut l'AZAC.

En début de soirée samedi, nous avons tenté de joindre le propriétaire du Zoo de Falardeau, Daniel Gagnon, pour obtenir ses commentaires à propos du communiqué émis par l'AZAC, mais sans succès.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer