Elle vit de son art grâce aux hockeyeurs

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Installée dans son atelier, Sylvie Poitras ne compte plus les heures qu'elle met pour personnaliser les masques de gardien de but que lui confient ses clients.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Quand elle a étudié en arts plastiques au Cégep de Chicoutimi, Sylvie Poitras ne se doutait pas qu'elle allait un jour vivre de son art. « On en rêve tous, mais c'est rare que ça arrive », réfléchit madame Sylvie.

Sur le site airbrushzap.com, ou sur la page... (Le Progrès, Mélissa Viau) - image 1.0

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Sur le site airbrushzap.com, ou sur la page Facebook personnelle de l'artiste, on peut voir toutes les oeuvres de Sylvie Poitras.

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C'est pourtant ce qui lui arrive présentement. Bien qu'elle ait peint sur des casques de moto, de vélo, de ski et sur une guitare, son produit vedette est le masque de gardien de but.

« Tout a commencé quand j'entraînais des jeunes au tir à l'arc. Un de mes élèves, qui connaissait ma passion pour la peinture, m'a suggéré de m'acheter un aérographe (airbrush) », se remémore l'artiste. Trouvant l'idée géniale, elle s'achète donc un équipement et elle expérimente tranquillement les différentes techniques. Créative et autodidacte, madame Poitras développe son propre style. Son chum la trouve si talentueuse qu'il lui fait une suggestion...

« Il y a 15 ans, mon chum, qui est très sportif, m'a proposé d'aller rencontrer un responsable de l'équipe de hockey Les Saguenéens pour lui suggérer de personnaliser les masques des gardiens de but », poursuit Sylvie Poitras. Évidemment, le succès ne fut pas instantané. Elle a dû travailler fort. « La première année, j'ai fait un masque, la deuxième, j'en ai fait deux ou trois et c'est vraiment la cinquième année que j'ai pu y gagner ma vie », précise la femme de Chicoutimi. Travailleuse autonome, elle doit s'occuper de tout, y compris la publicité, les appels, l'organisation de son horaire, et même sa présence à certains camps de hockey pour distribuer ses cartes professionnelles. « Le plus loin que j'ai fait livrer un masque, c'est en Australie. J'en ai aussi quelques-uns en Europe », ajoute madame Poitras.

Comme ses clients sont partout dans le monde, et que le hockey est anglophone, l'artiste a dû rapidement se rafraîchir la mémoire pour maîtriser cette langue parlée et écrite.

Il y a trois ans, elle s'est fait construire un atelier détaché de sa maison pour enfin quitter son sous-sol. Pendant les mois où elle est plus en demande, d'août à septembre, elle passe parfois 14 heures par jour dans cet endroit qu'elle adore. Le procédé prend en moyenne une vingtaine d'heures pour réaliser un masque. « La préparation du masque, pour recevoir la peinture, prend, à elle seule, environ trois heures », explique la propriétaire de Airbrush Zap.

Fière d'avoir peint les masques de quelques professionnels, dont Martin Brodeur, Mathieu Garon et Marc Denis, madame Poitras compte maintenant sur un autre type de clientèle. En effet, ce sont principalement les joueurs de hockey amateurs et les collectionneurs de masques qui achètent présentement ses oeuvres.

Réseaux sociaux

« Les réseaux sociaux peuvent à la fois nous nuire et nous aider. Grâce à Facebook et Instagram, je peux montrer mon travail. Mais je risque aussi de me faire copier », remarque Sylvie. L'artiste a vu en 15 ans la compétition devenir très féroce. Certains sont devenus des as pour copier. C'est un peu comme dans le monde du tatou. Ceux qui gagnent leur vie avec ça chargeront un prix qui justifie leur talent. « Les pires compétiteurs sont ceux qui font ça par loisir et qui chargent un prix ridicule. Habituellement, ça paraît dans la qualité de l'oeuvre », conclut Sylvie Poitras.  

Exposition

En novembre, il sera possible de rencontrer la sympathique artiste et découvrir son talent au Centre national d'exposition de Jonquière. Elle y présentera quelques toiles et ses masques de gardiens de but. Elle charmera à coup sûr les amateurs de bandes dessinées avec ses toiles de Popeye et Brutus.

Pour en savoir plus, visitez son site internet : airbrushzap.com.




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