Un peu fatigué du tête-à-vulve

«Effectivement, mes amis physio, masso, ostéo m'accorderont raison,... (123RF)

Agrandir

«Effectivement, mes amis physio, masso, ostéo m'accorderont raison, le cunnilingus nécessite un certain échauffement du cou et de la mâchoire.»

123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / « Allô Myriam ! J'ai essayé d'en discuter avec mon chum, mais ça semble le gêner. Pour te mettre en contexte, ça fait deux ans que nous sommes ensemble, il est mon premier amant, et même avant de le rencontrer, je n'ai jamais été très gênée de parler de sexe !

Bref, je t'écris pour te parler de cunnilingus. Une pratique que j'affectionne particulièrement, parce que j'ai de la difficulté à jouir par voie vaginale (même si j'adore ça) et ça, mon chum le sait. C'est d'ailleurs lui qui m'a proposé les premières fois de me faire l'amour oral. Seulement, malgré qu'il disait que ça ne le dérangeait pas au début, maintenant faut presque je négocie pour avoir un petit moment en « tête-à-vulve » si tu vois ce que je veux dire ! J'ai essayé de parler à mon chum et il dit simplement que ça lui fait mal à la mâchoire, alors j'essaie d'y aller doucement, mais maudine, je ne viens pas ! Je sais que ça fait beaucoup de choses, mais si jamais tu peux me donner des conseils pour que mon chum aime plus l'activité ou pour lui en parler afin qu'il comprenne le pourquoi du comment, ce serait vraiment cool !

PS : nous faisons des 69 régulièrement alors ne propose pas cela ! »

Très bien, Madame, que ce post-scriptum excluant la possibilité du dégoût en guise d'explication du cunnilingus à négocier. Alors, voyons un peu de quoi il est question ici même. Un homme qui semble moins adepte qu'autrefois de ces moments « tête-à-vulve », comme vous le dites si bien. Plusieurs explications me semblent plausibles.

Position peu ergonomique

Il a mal, il le dit ! Ça se peut que se soit juste ça! Effectivement, mes amis physio, masso, ostéo m'accorderont raison, le cunnilingus nécessite un certain échauffement du cou et de la mâchoire.

Ne ressemblant en rien aux habitudes physiques se rapportant aux activités de la vie quotidienne, oui tensions, courbatures, voire même douleur peuvent survenir à la suite de cette pratique. Comme quoi, encore une fois, la variation des positions s'avère nécessaire à la pratique de l'amour oral ainsi qu'un petit échauffement préalable.

Un temps d'arrêt pour s'adonner à autre chose sexuellement parlant peut s'avérer aussi un bon moyen de reprendre par la suite en force.

Jouir de mille et une façons

Cunnilingus, cunnilingus, toujours le cunnilingus. Et s'il n'était pas tout simplement lassé ? Votre répertoire de jouissance semble être associé à la stimulation clitoridienne avec la langue du fait que l'éventualité vaginale s'avère impossible. Et la manipulation digitale dans tout ça, vous amène-t-elle à obtenir l'orgasme souhaité ?

Et si de combiner ces deux pratiques ne diminuait pas la durée du cunnilingus, histoire d'abréger les souffrances de votre chéri ? Un peu de ci, beaucoup de ça, encore de cela, les pouvoirs de la diversité sexuelle en termes de pratique sont immenses en plus d'amener diverses découvertes plus qu'étonnantes.

Et la jasette dans tout ça ?

Quoi de pire que de réclamer cette caresse que l'autre ne semble pas vouloir donner, du moins avec tout le plaisir escompté. Comment jouir alors ? Pour éviter toute mauvaise interprétation menant trop souvent à l'escalade d'une vie sexuelle à deux perturbée, l'intimité requise au sein du couple devrait mener à la capacité de communiquer. Faciliter tout moment d'échange entre vous et votre chéri, histoire de comprendre son blocage, mais aussi de trouver le bon terrain d'entente. Vous en ressortirez tous deux gagnants !

Bonne chance !




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer