Es-tu menstruée?

La fluctuation hormonale n'est pas de tout repos.... (123RF)

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La fluctuation hormonale n'est pas de tout repos.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Mesdames, vous l'a-t-on déjà demandé, à vous aussi ? Après un élan d'affirmation bien senti peut-être ? Ou cette fois où vous avez rabroué l'un de ceux le méritant, possiblement ? Ou tout simplement parce que vous n'aviez pas l'un de ces sourires à 32 dents ? Personnellement, cette fameuse question cherchant à savoir si j'étais menstruée, si j'étais pour l'être éventuellement ou encore si je vivais intensément ledit syndrome prémenstruel, on me l'a posée l'autre jour ! Pourtant...

Le cycle menstruel féminin, en voilà l'un de ceux ayant le dos large justifiant ici et là l'humeur de cette femme trop souvent victime des aléas hormonaux de la vie ! Puisqu'en plus de me questionner sur les hauts et les bas de mon calendrier, ce gentleman possiblement polyglotte, a aussi cru bon me rappeler que le terme hystérique se rapportait à mon utérus selon ses connaissances latines. Je me dois pour lui, mais également pour d'autres, de démystifier les variations du « 28 jours » de ces « ladies ».

Mystérieux cycle

Différent pour chacune, bien sûr qu'il apporte son lot de manifestations tant physiques qu'émotives expliquées par cette fameuse fluctuation hormonale. Ce processus par lequel l'appareil reproducteur féminin se prépare à l'éventualité de concevoir, ou pas dans la plupart des cas, ne se vit pas de la même façon pour toutes et chacune. Que ce soit pour la période menstruelle, l'ovulation ou encore les laps de temps entre ces deux moments, Ginette le subira d'une façon, et Claudette de l'autre !

SPM, qui es-tu ?

Bien que certains crient encore aux mythes et fausses croyances face au syndrome prémenstruel, sachez qu'il s'agit là d'un phénomène bien réel affectant réellement la femme, sa qualité de vie, mais aussi, dans bien des cas, son entourage ! Il touche à degrés divers environ 75 % de la gent féminine et, de ces dernières, environ le tiers verront leur niveau de vie perturbée.

Ces cinq jours approximatifs qui précèdent les menstruations peuvent se voir ponctués de différents symptômes psychologiques : irritabilité, humeur changeante, impatience, colère, traits dépressifs, anxiété, insomnie, alouette. Bien que ces indispositions s'estompent habituellement avec l'arrivée des règles, certaines vivront sa poursuite à la fin de celles-ci. D'où cette sinécure cherchant à justifier, chez les plus perspicaces, le caractère de ces dames de par ses fonctions endocriniennes !

Exit SPM

Parce que si le subir, c'est une chose, le vivre, croyez-le, n'est pas réellement plus drôle ! Il y a, ceci dit, des alternatives pour l'alléger. Le sport en est un exemple. De garder la forme, de bouger régulièrement à un impact sur l'aspect régulateur des hormones. Vous pouvez aussi diminuer les aspects stressants lors de cette semaine et impliquer les exercices de relaxation dans votre vie. Une saine alimentation, régulière, équilibrée et pauvre en sel, aide également à garder le cap tout comme un sommeil récupérateur.

Autrement, bien sûr que votre médecin peut vous aider en vous dirigeant, entre autres choses vers les contraceptifs oraux, une alternative intéressante régularisant les vacillations hormonales.

Maintenant que vous savez que c'est effectivement peut-être, et j'écris bien peut-être, oui un SPM bien implanté ou encore des menstruations laborieuses qui peuvent expliquer le sourire nébuleux de madame, inutile de lui préciser la cause, en plus de le subir, elle le sait déjà ! Comme quoi encore l'étiquette est de mise... Merci !




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