Quand la prostate prend de l'expansion

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Vivre avec l'hypertrophie bénigne de la prostate, un défi possible à relever avec ou sans traitement. En équipe avec votre médecin, c'est à vous d'envisager toutes les options et de comprendre les enjeux impliqués selon l'ampleur de la situation.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

SEXOLOGIE / Il n'y a pas juste l'abdomen, le nez ou encore les chevilles qui risquent de vous enfler en vieillissant. Le saviez-vous, messieurs, que votre prostate est également à risque de se voir audacieuse en termes de volume au cours des années durant ? L'hypertrophie bénigne de la prostate, voilà de quoi meubler solidement l'agenda de ce spécialiste qu'est monsieur-madame l'urologue !

«Petite, moyenne ou grosse, le volume de ma prostate, qu'en ai-je réellement à faire ?», penseront certains. Possiblement plus que vous ne le croyez si, d'abord, vous ne voulez pas passer le reste de votre vie à gérer vos envies de pipi. Et si encore vous souhaitez maintenir à long terme une libido de taureau ou encore cette érection digne de l'étalon ! C'est selon...

Assez bénin que cette expansion due, chez plusieurs de ces mâles, à un simple avancement en âge. Mais s'il s'agissait plus que d'une banale coïncidence entre son évaluation médicale et une humeur prostatique enorgueillie ? Aux médecins d'investiguer s'il ne s'agit pas là d'hyperplasie de cette dernière. 

La grenouille et le boeuf

« La grenouille qui se voulait boeuf », en voici un dicton pouvant coller à certaines prostates donnant dans le développement ! Plus elles se voient grosses, plus elles risquent de comprimer le système urinaire. Vivement alors ces symptômes s'apparentant considérablement à ces satanées infections urinaires et incluant parfois même la présence de calculs ô combien douloureux. Ayoye ! 

Exit la garde-malade en moi, c'est évidemment de conséquences sexuelles dont je me dois de vous parler. Sur une note, d'abord positive, bien sûr que bien des hommes ne voient pratiquement pas leurs fonctions libidinales altérées. Du copier-coller à la vie d'avant hypertrophie jusqu'à ce que le traitement ne nécessite plus qu'une surveillance médicale accrue.

Une autre histoire lorsqu'il y a progression de la situation incluant un désordre dans la prolifération des cellules de cette prostate et que lesdits symptômes altèrent le niveau de vie. Le docteur juge alors de la nécessité d'une prise de contrôle pharmacologique en premier lieu. Le processus médicamenteux entre ainsi en ligne de compte et risque forcément de comporter son lot d'effets secondaires, en traitements des plus saillants. La réduction du désir sexuel, dysfonction érectile, faible quantité de sperme émise et éjaculation rétrograde peuvent s'en voir conséquentes. 

Une vie sexuelle en veilleuse

La vie sexuelle en veilleuse, un moindre mal par rapport à un niveau de santé acceptable ? Pour plusieurs fortement souffrants, probablement ! Tel que je l'explique toujours, quand il y a plus de « pours » que de « contres » à se médicamenter, c'est que probablement la sexualité serait de toute façon que très minimaliste. 

Vous me le direz, vous qui êtes hommes, mais il me semblerait qu'avec une constante pression à la vessie, additionnée d'envies fréquentes d'uriner vaines, d'épisodes d'incontinence, de douleurs pelviennes, pas si évident que ça de bander, non ? De quoi voir la sexualité autrement que dans sa génitalité. 

Vivre avec l'hypertrophie bénigne de la prostate, un défi possible à relever avec ou sans traitement. En équipe avec votre médecin, c'est à vous d'envisager toutes les options et de comprendre les enjeux impliqués selon l'ampleur de la situation. Voyez-y !




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