Les poils pubiens, quel litige !

L'arrivée de l'été et des journées à la... (Archives La Presse, Martin Chamberland)

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L'arrivée de l'été et des journées à la plage ou au bord de la piscine amène avec elle la question, que faire des poils pubiens ?

Archives La Presse, Martin Chamberland

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Àvos brayets ! Semble-t-il que l'été sera chaud. Puisqu'à chacun sa fantasmatique, permettez-moi d'y rêver ne serait-ce que le temps d'une chronique ! Alors, comment passerez-vous le vôtre ? Pas du tout, un peu, beaucoup ou carrément poilus ?

Légitime de se questionner. Les poils pubiens, en voilà un sujet de litige. La zone génitale : tantôt broussailleuse chez certains, des fois parcimonieuse chez d'autres ou carrément absente chez les plus convaincus. Et vous, comment portez-vous votre fourrure ? 

Fonction versus conviction

Pour une épilation avertie, sachez d'abord que vos poils ont une fonction. Effectivement, certains milieux pouvant se voir plus arides, il va de soi que ledit crin exerce un rôle de protection.

Un pubis sans poils est un pubis davantage exposé aux risques de la vie, croyez-le ! Il en va de même pour les organes génitaux externes. Filtre à poussière, débris de toutes sortes et microbes, absorbeur de sueur, bouclier vaginal chez madame, régulateur de température des bourses chez monsieur, coussin anti-frottements, démangeaisons, irritations, sécréteur éventuel de phéromones, tout un mandat qu'assure gaiement cette toison... à condition d'être là, bien entendu ! 

Bien plus qu'un simple désagrément que la pilosité, pourquoi alors en venir à l'épurer, l'abréger, voire même l'éradiquer ? Je vous l'ai demandé, vous m'avez répondu ! Les médias sociaux, une belle place pour les grands enjeux que vivent les gens ! Distinguons les tendances en termes de touffe, selon vos convictions !  

Un petit ménage svp

Majoritairement, voici ce que vous pensez de ce duvet. Pour sa présence, vous l'êtes, mais selon un certain protocole épilatoire, quand même ! Relief dans le bas-maillot, fioritures aux haines, débordement de la culotte, ça c'est un peu trop. Plusieurs ont vu l'épilage comme un mode « d'entretien » respectant une certaine étiquette. Une façon d'avoir de l'égard envers sa propre personne, mais aussi pour le/la partenaire. Plusieurs ont dit que c'était juste « plus beau » ainsi et nécessairement « plus propre ». C'est selon ! 

À bas la toison

Non, comme dans « aucun poil il n'y aura ». Voilà pour ceux qui enlèvent tout avec un grand T. Plus qu'une question d'hygiène comme l'ont nommée ces détracteurs, j'ai quasi perçu, dans certains commentaires, le dégoût, rien de moins. Sales, puants, dégoûtants, écoeurants, laids... ce sont les termes qu'a utilisés cet imberbe dans ma boîte privée. 

D'autres ont inondé la taille de la toison de bienfaits pour la dame : sentiments de féminité optimisés, prise en charge de son corps, meilleure visibilité de la vulve, propreté indiscutable... Que de candeur ! 

« La vie est trop courte pour s'épiler la chatte »... C'est ce que prônait ce graffiti qu'une interlocutrice m'a partagé histoire de faire valoir sa position. 

Pour les abstinents du rasoir, la notion de pression sociale à l'égard de l'épilation, la conséquence ultime d'une pornographie omniprésente et mensongère, l'hypersexualisation, une mode passagère, un manque de liberté, expliquent les raisons pour lesquelles leur crinière pubienne est là pour rester. À la grâce de Dieu, il devient hors de question de se contraindre à... ! 

Et moi dans tout ça ? 

Ne serait-ce que pour les raisons initiales expliquant la présence des poils, bien sûr que je les souhaite en place! 

L'ouverture reste toutefois de mise et l'acceptation du glabre par l'hirsute et vice-versa est officiellement préférable ! Et s'il ne s'agissait pas là encore de gros bon sens ?




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