La polyamorie ou l'amour au pluriel

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«Loin de la double vie ou de ces aventures vécues en catimini, la polyamorie fait référence aux relations dites « éthiques » se vivant ouvertement, incluant la sphère sentimentale.»

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Et d'un, pas suffisant. Et de deux, minimalement ! Et de trois, pourquoi pas ! Et de quatre, c'est selon !

La polyamorie, ou le polyamour, dépendamment des littératures, se voit une alternative plus qu'actuelle chez les individus amoureux de plus d'un. « Le coeur humain est grand et capable d'amour au pluriel », m'a-t-on appris. De ce fait, de croire en la possibilité d'aimer au singulier, qu'une seule personne à la fois, ne limite-t-il pas les multiples capacités de ce qu'est le sentiment amoureux ? Un pensez-y-bien !

Polyamour, qui es-tu ?

Rien de nouveau que ce fait d'aimer plus d'une personne à la fois, me direz-vous, en pensant probablement à ces personnages adultères que vous côtoyez ici et là.

À ceci, je me dois de vous apporter toutes distinctions. Loin de la double vie ou de ces aventures vécues en catimini, la polyamorie fait référence aux relations dites « éthiques » se vivant ouvertement, incluant la sphère sentimentale. « Pas juste une histoire de cul ! »

Exit le sens strict de la monogamie, le polyamoureux se voit en mesure d'être épris d'autrui sans vivre d'exclusivité, et ce, ouvertement.

Au-delà d'une histoire d'orientation sexuelle, tous types de relations se voient alors possibles : vie de couple à plusieurs, dyade ouverte, croisades passagères, fréquentations occasionnelles, etc. Un potentiel de capacités à son apogée que représentent toutes ces relations.

Ouverture svp

À mille lieues de l'hypocrisie, de l'infidélité, du mensonge ou de la culpabilité, la beauté de la relation multiple est qu'elle propose la mise sur table des cartes avant même que le « jeu » commence. Un « voilà-ce-qui-en-est » assurant continuellement patte blanche à chacun des partenaires vivant l'amour à SA façon et, par le fait même, garantissant le consentement du ou de la chérie.

En parlant de ceux-ci, vous aurez compris que la philosophie de ce courant nécessite la tolérance, la compréhension, le lâcher-prise, l'acceptation « du vivre et laissez vivre » de chacun. En gardant le cap sur celle-ci, oui, cette forme d'amour basée sur l'honnêteté se voit probablement plus qu'épanouissante.

Ceci dit, l'alarme danger me sonne officiellement aux oreilles. La mince ligne entre l'ouverture et la jalousie m'apparaît fragile, du moins pour certains. Ce qui est acceptable aujourd'hui le sera-t-il demain, avec lui ou elle, dans de pareilles conditions ? Allons savoir.

Mieux que l'échec amoureux ?

Quasi un couple sur deux divorce, mentionnent certaines études. Et si la polyamorie devenait une alternative intéressante ? Au lieu de soustraire, d'éloigner, de chasser un partenaire insatisfaisant sur certains points, pourquoi ne pas plutôt additionner un tiers venant combler certaines lacunes affectives, sentimentales, sexuelles ? Une éventualité louable, selon quelques-uns affirmant qu'il est impossible d'être totalement comblé sur tous les plans dans une seule relation. Comme quoi qu'à deux c'est mieux, mais qu'à plusieurs, c'est peut être merveilleux...

Difficile à accepter que ce polyamour au sein de cette société qu'est la nôtre, n'est-ce pas ? Encore influencé de ces valeurs judéo-chrétiennes prônant l'amour exclusif, le jugement envers ces adeptes peut se voir facile. Mais puisqu'à chacun sa vie, comment condamner cet amour ouvert offrant possiblement plus de franchise que celui monogame souvent houleux ? Dites-moi...




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