Trouver chaussure à son pied

Escarpins, bottillons, lofers, sandales, type... (Photo 123rf, S.Gnatiuk)

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

Escarpins, bottillons, lofers, sandales, type pas-très-confo-mais-juste-trop-beaux, « running-chou », talons aiguilles, griffés à la semelle rouge dont je rêve tant... Le soulier a de quoi attiser la flamme sexuelle de certains.

Mise en valeur de la tenue, du look, mais aussi du mollet, de la cuisse et du muscle grand-fessier, en voilà des raisons de garnir le « bas-garde-robe » de mille et un de ces derniers. Mais qu'en est-il lorsqu'il devient plus que ça ? Si oui, comme moi, vous chaussez des 11 et vos savates deviennent conformes aux pieds de votre homme ? Du déjà-vu ! N'y a-t-il pas lieu de reconsidérer ce possible objet d'excitation sexuelle ? 

SOULIER chéri

Première à confesser son faible pour cet accessoire mode, il y a par contre une nette différence entre le trouver joli et nécessiter sa présence, chez soi ou sur autrui, pour se voir exciter sexuellement parlant !

En effet, de se trouver ou trouver l'autre personne belle et désirable grâce à un faire-valoir, c'est une chose. En fait, je crierai même à cette réalité plus que louable. Entre la poche de jute et la tenue rêvée, force est d'admettre que la plupart se tourneront vers ce qu'il y a de plus attractif pour eux, soit l'objet émoustillant autant leur confiance que leurs fantasmes. De quoi s'en amuser même, non ? 

Ceci dit, il en va tout autrement quand l'objet, ici même ce fameux soulier, se transforme en obligation. Parlons alors du fétichisme à l'égard de la galoche, de la godasse, du richelieu, du couvre-pied quoi ! 

Plus qu'un agrément

Bien sûr qu'il s'agit de plus qu'un agrément, c'est plutôt d'une dépendance dont je fais référence ! Une paraphilie, c'est ainsi que le DSM-V décrit ce qu'est le fétichisme. Je vulgariserai les critères diagnostics en expliquant qu'il s'agit de pensées excitantes, d'impulsions ou de comportements survenant de façon intense et répétée impliquant ladite bottine.

En d'autres termes, la personne n'envisage ses plaisirs sexuels qu'avec des chaussons, encore et continuellement et ne peut entrevoir la possibilité de vivre tout plaisir sexuel sans. C'est une dépendance. Est-ce leur allure, leur apparence, l'odeur du cuir, des pieds, leur référence à autre chose, le fait de les vêtir, de les partager ? Ça dépend. Tout est possible, c'est selon ! 

De ce fait, la souffrance devient palpable puisqu'il y a perte de contrôle en lien avec le besoin absolu. La vie sociale, professionnelle ou autre se voient outrageusement perturbées. Le fétiche prend toute la place depuis au moins 6 mois perturbant toutes autres sphères. Soulier, soulier, soulier... une idée fixe, c'est aussi simple que ça ! 

Impacts

S'enticher d'un objet de façon à en faire la priorité de ses fantaisies sexuelles peut comporter un nombre de conséquences. Entendons-nous, avant de sombrer vers le fétichisme pur et dur, le degré peut varier en fonction de la fréquence, des opportunités, des partenaires, des passages de la vie. Il s'agit de tendances à, de préférences à, d'aptitudes à...

Trouver « chaussure à son pied »

En voici tout un mandat ! Quand l'autre s'adapte à cette possible « toquade » en considérant une vie sexuelle « chaussée », la possibilité de réduire la tension devient plus facile. Quand il en va autrement, il devient alors difficile, voire souvent impossible, de créer ou maintenir une dyade sexuelle où le soulier se verra omniprésent.

Je vous ai parlé de la chaussure, mais j'aurais pu extrapoler : sous-vêtements, déguisements, cuir, fouette, alouette ! Au-delà de l'objet, l'important vise à comprendre la place qu'il occupe, ses répercussions et la dépendance qu'il suscite.




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