Pour préparer le terrain au grand amour

«Savoir que l'on compte pour quelqu'un, qu'on a... (123RF)

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«Savoir que l'on compte pour quelqu'un, qu'on a un statut, une certaine importance aux yeux d'autrui, principalement de l'être cher, c'est important.»

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Oups ! Comment aie-je pu sauter cette étape ? Commencer par la base, me semble que c'est le gros bon sens. Alors, permettez-moi, amateurs de sexologie, de reprendre du début en vous parlant certainement de ces besoins fondamentaux. Trêve d'étourderies, puisque vous êtes nombreux à chercher si loin, si éperdument cette fameuse cause d'une sexualité vous apparaissant plus ou moins satisfaisante, voyons si vous êtes préalablement comblés par ce qu'il y a de plus minimal. La pyramide des besoins de Maslow, bien que souvent mitigée, me semble encore le meilleur outil pour vous expliquer du début. Fermez vos yeux et voyez ce triangle...

Il y a d'abord sa fondation qui suggère ce qu'il y a de plus élémentaire à l'humain pour sa survie. Tous doivent respirer, manger, boire, dormir, être à la chaleur, se vêtir, blablabla... Parions que si vous avez un petit creux ou avez mangé comme un goinfre, que vous êtes frissonnant ou, au contraire, en pleine chaleur ménopausale, que vous êtes malades ou épuisés, il est probable que de faire l'amour ne corresponde pas à votre objectif premier.

Trop fatigué

Combien d'individus me disent qu'il est pénible pour eux de vivre un rendez-vous doux après 18 heures de roulement (et moi donc) ? Combien de grands sportifs mentionnent manquer de « jus » pour le sexe après leur million de kilomètres de jogging, bicycle ou natation ? Combien crient au manque d'énergie en s'alimentant de fast-food ou de barres miracles ? Avant de songer à la dysfonction sexuelle, il est primordial de prendre en considération qu'un manquement puisse expliquer bien des choses...

Seconde strate, le besoin de sécurité. Celui consistant à organiser sa vie de manière à garantir cette survie. Vivre de stabilité financière, avoir un toit sur la tête, répondre aux vivres de sa famille, être bien chez soi, tranquille et sans violence, en voilà des exemples. Quand la fin du mois est une menace constante, quand remplir le frigo est un défi en soi, quand on vit de peur dans sa propre maison, le sexe, c'est officiellement un non-merci.

L'appartenance en troisième lieu. Savoir que l'on compte pour quelqu'un, qu'on a un statut, une certaine importance aux yeux d'autrui, principalement de l'être cher, c'est important. L'être humain peut faire beaucoup, voire énormément pour recevoir. Quand rien ne se passe en retour, surtout dans son propre couple, l'affect en prend pour son coup. Se sentir rejeté, mal-aimé, peu considéré, ignoré, ne laisse pas grande-place à la conviction d'être digne d'amour, d'attention, de sexualité.

Au-delà du « Je suis belle »

L'estime de soi, un besoin tout en soi. Au-delà du « je suis belle, fine et capable », version féminine, comme le mentionnait l'annonce, de s'aimer, en voilà tout un atout ! De ce fait, l'autonomie, la reconnaissance, la capacité de s'affirmer, de se sortir du lot, de s'affranchir deviennent certainement garantes d'une relation amoureuse misant sur soi-même. Comment aimer, comment se donner quand on ne s'estime pas ?

Cinquièmement et finalement, finissons-en avec la réalisation de soi. Faire ce que l'on aime, s'épanouir, s'affranchir, être en constante évolution dans diverses sphères de la vie, en voilà une plus-value rendant l'esprit libre au sexe.

Vous l'aurez compris, combler les cinq grandes étapes des besoins de la pyramide de Maslow se révèle un défi en soi. Bien que certains se contentent du minimum, je vous invite à viser la totale en comblant ces paliers. Votre sexualité ne s'en verra que plus épanouie. À vous de jouer !




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