Mieux vaut prévenir que guérir

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Jasons piqûre !

Il n'en va pas autrement puisque c'est la dernière semaine d'avril et que l'Organisation mondiale de la santé célèbre la semaine mondiale de la vaccination avec comme slogan : « Les vaccins : ça marche ! » 

Rendons à César ce qui revient à César : je ne peux qu'applaudir la décision du gouvernement de vacciner tous nos petits garçons, en plus de nos fillettes, contre ce fameux virus du papillome humain. 

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a fait preuve de sagesse en instaurant, cette année, un programme gratuit de vaccination contre le VPH dans nos écoles à l'intention des jeunes garçons de la quatrième année du primaire. Il en va de même pour les hommes de 26 ans et moins répondant à certaines conditions. 

VPH, qui es-tu ? 

Rappelons-nous qu'il s'agit d'une infection se transmettant sexuellement et qui est la plus fréquente, chez nous, au Canada, mais également à l'échelle mondiale. 

Les chercheurs estiment que la majorité de la population s'y verra exposée sans jamais même le savoir. Par contre, certains types du virus sont attribuables à des causes connues ou présumables de cancer. 

Pourquoi vacciner nos garçons ? 

Il est légitime de se questionner à cet effet. Plusieurs attribuent encore le VPH comme étant seulement responsable de ces fameux cancers féminins du col de l'utérus. Fausseté que cette croyance, car ce dernier ratisse plus largement sans faire nécessairement de différence de genre ! 

Le cancer de l'anus, des organes génitaux externes tels le pénis ou la vulve, de la bouche et de la gorge en sont de bons exemples. 

À cet égard, encore en 2016, le rapport Statistiques canadiennes sur le cancer, en partenariat avec l'Agence de la santé publique du Canada et Statistique Canada se montrait catégorique. 

Le taux de cancer de la bouche et de la gorge chez nos hommes canadiens causés par le VPH montait en vrille approchant considérablement le taux de cancer de l'utérus chez les femmes. Voilà de quoi se mobiliser, non ? 

La vaccination à un bas âge chez ces derniers représente certes le moyen le plus efficace d'éviter et de prévenir à long terme plusieurs types de cancer et forcément, de décès. 

Certains refusent encore

Au-delà de ce débat anti-vaccination, le vaccin contre le virus du papillome humain chez les jeunes garçons ne fait pas encore l'unanimité. 

Encore quatre provinces canadiennes et les deux territoires tardent à offrir ce programme de vaccination financé par l'État. Un retard considérable rapporté par André Beaulieu, porte-parole de la Société canadienne du cancer puisque plus il y aura d'enfants vaccinés, plus il y aura de cancers évités, aussi simple que cela puisse paraitre. 

Étant donné que le vaccin a un effet maximal lorsqu'il est administré avant même le début d'une vie sexuelle, d'amorcer cette démarche anti-VPH en milieu primaire m'apparaît une conduite  hautement responsable de la part du ministère. 

Reste à nous, parents, d'autoriser ce geste de protection pour nos enfants, pour un futur en santé. Vaut mieux prévenir que guérir !




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