Le «trip à 3», pas pour tout le monde

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«Et de un, de deux et de trois, il y a autant de motifs que d'amateurs de cette pratique.»

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / C'est bien connu, quand on est deux, ça va deux fois mieux, alors imaginez un peu ce que ça devrait être à trois ? Trois, comme dans un « trip à trois » ! Deux gars pour une fille, deux filles pour un gars ou encore trois de chaque, à quoi rime ce chamboulement de la dyade pour obtenir cette rencontre dite minimalement plus qu'étonnante ! Un passage obligatoire que cette épopée sexuelle de groupe ?

Absolument pas. Bien que souvent en « top list » des sondages psychopop des aventures sexuelles les plus louables, inutile de crier à l'infirmité si le désir du trip à trois ne vous vient pas. Vous n'êtes pas seuls dans ce cas.

De ce fait, tomberez-vous en bas de votre chaise en apprenant, de prime abord, que ce dernier semble être attribuable davantage à l'imaginaire de monsieur plutôt qu'à celui de madame ? C'est du moins ce que certains chiffres révèlent. Réalité, si elle en est bien une, reposant possiblement sur ce fameux fantasme lesbien, selon certains. Deux femmes pour un homme, un rêve dont nous avons traité l'un de ces dimanches. Bof.

Au-delà d'une attribution précise à un genre plutôt qu'à l'autre, les motifs expliquant cette envie-d'inviter-de-la-visite peuvent répondre autant aux besoins du visionneur que de l'acteur. Regarder, participer, commander, échanger, se projeter, à chacun sa perception du triolisme. Tout est accessible, en autant qu'il y ait désir et consentement.

Pour qui ?

Et de un, de deux et de trois, il y a autant de motifs que d'amateurs de cette pratique. Curiosité, ouverture, confiance en soi et en l'autre, communication adéquate, capacité d'adaptation, respect de l'autre et des règles préalablement convenues, voilà des qualités plus que requises chez l'adepte du trio, officiellement en couple ou pas.

Autrement, il va de soi que la liaison trilogique sexuelle se voit à proscrire. Le partage, ce n'est pas pour tout le monde, encore moins pour les jaloux. Il en va de même pour les incertains, ceux qui doutent d'eux-mêmes, qui n'affectionnent pas particulièrement leur physique ou attributs, qui sont constamment en mode analyse, qui manquent de confiance au lit ou qui anticipent toujours le pire. De quoi craindre d'être laissé pour compte, la mise à l'écart, les comparaisons physiques constantes, la fameuse anxiété de performance sexuelle, la préférence de son amour pour cette tiers personne, la séparation et tout, et tout.

Toutes ces inquiétudes présentes sont non sans fondements puisqu'effectivement ce dit triolisme comporte officiellement sa part de risque. À commencer par la possibilité d'être déçu une fois le fantasme appliqué. Entre la beauté de l'imagination et la vraie de vraie vie, il y a parfois tout un monde. Certains le font, détestent ça et trouvent difficile de poursuivre leur vie de couple avec l'idée de leur partenaire avec l'autre. Reste alors un certain arrière-goût de l'expérience. De plus, il se peut que la personne convoquée devienne celle que l'on préfère. C'est du déjà vu !

Parce que le trip à trois nécessite d'abord et avant tout du solide, une communication exemplaire, du sérieux en termes de couple et de complicité sexuelle, je ne le recommanderai certainement pas à tous. Le faire en célibataire, voilà l'option qui me semble être le meilleur pari. Pour le reste, bonne chance.




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