Concilier le boulot et le sexe

CHRONIQUE / Parce qu'il faut bien gagner sa vie! Payer la maison plus grande... (123rf)

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Parce qu'il faut bien gagner sa vie! Payer la maison plus grande que la panse, le char et sa «tank» à gaz, la piscine et le spa (l'un pour l'été, l'autre pour l'hiver, évidemment), les restos, les voyages, les loisirs, les cours des enfants, s'habiller comme des cartes de mode... voilà pourquoi madame travaille de jour et monsieur, de soir, de nuit et de week-end. Un peu comme bien du monde, non?

Rien de bon pour ce couple d'une génération typique, me direz-vous! Avec un pareil horaire de premier ministre, le stress et la fatigue inhérente, quand, dites-moi quand, ces bourreaux de travail font-ils l'amour? Au diable conciliation travail/famille, concentrons-nous sur conciliation travail/sexe! 

Qui dit conflit d'horaire dit forcément nécessité de joindre l'utile à l'agréable. Du moins, espérons-le puisqu'avec un agenda oscillant entre les divers fuseaux horaires de chacun des partenaires, rien ne sert de préciser que les rencontres coquines se voient inévitablement programmées plus qu'au quart de tour... si elles ont lieu, bien entendu! 

L'utile au désagréable, peut-être? 

«Mercredi, je finis ma séquence de nuit, je dors jusqu'à 15 :00, organise-toi pour arriver pas trop tard, on fera l'amour et j'irai ensuite chercher les enfants au service de garde et si tu peux, lave-toi à l'usine, on va sauver du temps!» 

En voilà une formule pratico-pratique à qui j'ajouterais, plus qu'ironiquement, «et surtout, n'oublies pas d'être excité!» ! Comme vous pouvez l'imaginer, faire l'amour en mode robot risque, à court, moyen ou long terme, d'avoir un impact à la fois sur le couple, mais aussi sur la première phase de la réponse sexuelle gravitant autour du désir sexuel. Rien de trop surprenant. 

La baisse de ce désir

Ne pas éprouver de désir sexuel, en voilà un bon motif de consultation. Des femmes, mais aussi des hommes trop fatigués pour faire l'amour se croyant en panne sévère, c'est ce qui assure le feu roulant de mon bureau. Emploi du temps nécessitant l'énergie du cheval de course, stress constant, pression sociale imposée prioritairement que par soi-même, facile de comprendre que le peu de jus sortant encore du citron est destiné au repos. Forcément, la fatigue prend le dessus sur la libido qui, rappelons-nous, est le baromètre d'une vie équilibrée. De ce fait, avant de crier à la dysfonction sexuelle, il est primordial d'évaluer les pentes glissantes sur lesquelles il est envisageable d'intervenir. 

La qualité versus la quantité

Force est d'admettre qu'un planning éreintant aura certainement un impact défavorable sur la quantité des rapprochements sexuels. Le calcul est simple, du temps partagé en couple, moins il y en a, plus la consolidation de l'amour, la complicité, l'intimité, bref toutes les valeurs de ce dernier risquent de s'effriter. De ce fait, la qualité se voit plus que nécessaire afin de maintenir le cap! Peu, mais bien, une alternative acceptable pour plus d'un, possiblement faute de choix. Calmez-vous et lâchez les bides un peu! 

Pour finir, et si la prise de conscience s'avérait comme étant une voie de solution? Travailler autant pour plus, plus, plus... Plus de quoi? Puisque la maison et le garage sont déjà pleins, pourquoi ne pas les vider un peu pour faire place à l'essentiel, soit du temps et de l'amour!




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