La fête de l'amour

Le 14 février approche à grands pas.... (123RF)

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Le 14 février approche à grands pas.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / « Que je t'aime, que je t'aime, que je t'aime... », chantait et chante encore Johnny à je-ne-sais-pas-trop qui.

L'autre jour, en traversant le Parc, j'ai lu ce cri du coeur dégoulinant, allongé sur un cran dynamité, « Marc, je t'aime ».

Sur le répondeur de mon amie prenant ses messages aux haut-parleurs, j'ai aussi entendu son chéri lui dire « Je t'aime » avec en bonus un « je sors ce soir, ne m'attends pas ».

Enfin, depuis 22 ans, aucun soir je ne me suis endormie sans entendre les douces paroles de mon homme me disant « je t'aime ».

Que signifient tous ces « je t'aime ». Des ritournelles, une rengaine plus qu'habituelle, une déclaration souvent réclamée, pour ne pas dire exigée ou encore, cette phrase au goût de miel déclarant l'amour, le vrai, le pur et le dur ?

Plus facile à débiter qu'à démontrer, du moins selon moi, et si l'amour se retrouvait davantage dans la manifestation que dans la déclaration ? Aimer c'est...

C'est avoir des papillons dans l'estomac ? Pas nécessairement tout le temps, banalement en cuisinant ou revenant de l'épicerie. À l'image de la nature, ne les commandez pas ! Ils surviennent comme ça, de temps en temps, sans crier gare. Ils sortent de leur cocon laissant planer en soi une sorte d'admiration, d'affection, de tendresse, de sensibilité à l'égard de cette personne choisie. Une espèce de coup de grisou.

C'est aussi quand on ne fait qu'un. Une équipe, une vraie, autant dans le quotidien que dans les hauts et les bas de la vie. Quand l'un s'affaiblit, c'est sur l'autre qu'il peut s'appuyer maintenant ainsi la robustesse nécessaire pour vaincre vents et marées. Deux entités propres qui savent se réunir pour former un roc, un couple fort et solide.

C'est gratuit ! C'est bien sûr ce don de soi, mais encore plus celui de recevoir. C'est être capable de ne jamais calculer, attendre en retour, épargner ses sentiments, se sentir redevable ou encore de quémander. À cent mille lieux du tangible, de la calculette et du monde concret du matériel.

C'est de partager. Pour certains ce sont des mots, d'autres des regards, plusieurs de l'affection, pour les ricaneurs des fous rires, les aventureux des défis, les occupés de beaux moments... C'est de donner ce dont on est capable et qui nous reviendra autrement.

C'est d'accueillir l'autre tel qu'il est. Exit ces satanés exigences cherchant toujours plus et mieux. À trop vouloir, la perfection passe souvent sans que vous vous en rendiez compte. Comprendre que la pelouse du voisin n'est pas toujours si verte finalement amène à apprécier un peu plus la sienne. Se contenter, c'est aussi savourer.

C'est de pardonner. Un certain Gérard Jampolsky a dit qu'en pardonnant, on cesse alors de lutter contre l'amour. Puisque tantôt les crimes sont minimes et que d'autres fois ils peuvent sembler insurmontables, souvenez-vous que nul ne peut porter l'odieux d'une faute tout entière. Le mal pour le mal ne fait qu'amplifier la douleur, et principalement sa douleur. Pardonner !

C'est de désirer l'autre. De ressentir cet amour qui crée toutes sortes de remous un peu partout ! Plus qu'une histoire d'attirance physique ou de sexe pour le sexe. C'est de se réunir pour s'unir en échangeant une variété de plaisirs intimes. C'est quand les corps s'aiment.

Aimer l'autre c'est... certainement plus facile à dire qu'à faire, démontrer, témoigner et bien entendu maintenir. Et si, en cette journée de la Saint-Valentin, le plus beau cadeau à offrir à l'être cher comportait des papillons, de la complicité, le don de soi, du partage, de l'accueil, le pardon, du désir et pour couronner le tout, un gros « Je t'aime » bien senti ? C'est en tout cas ce que je vous souhaite !

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