L'art du cunnilingus

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La clé est de se laisser aller dans l'intimité.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Caresse anodine ou plutôt gage d'intimité totale? Le cunnilingus, beaucoup plus qu'un simple coup de langue!

Il s'agit plutôt d'un art, rien de moins. Soit celui de l'offrir, mais encore plus de le recevoir et d'en optimiser ces vertus. Facile à dire, un peu moins à faire, me croirez-vous? Effectivement, puisqu'à vol d'oiseau, rien ne laisse présager que ce soit si complexe; une femme sur le dos et un monsieur accroupi, lui embrassant les organes génitaux. Ceci dit, l'amour oral féminin implique davantage que cette technicité, et ce, tant du point de vue masculin que féminin.

L'érotisation des organes génitaux féminins

Au-delà du malaise, de la gêne, voire même du dégoût, je ne croirais me tromper en affirmant que plusieurs hommes érotisent grandement les manoeuvres qu'implique ce fameux cunnilingus. La sollicitation de divers sens peut certainement expliquer l'excitation gravitant autour du phénomène d'où possiblement l'ouverture de la gent masculine à offrir cette caresse.

À commencer par celui de la vue. En voilà une belle opportunité d'observer attentivement, des premières loges, l'anatomie féminine de A à Z, son évolution physique face à une réponse sexuelle toujours plus grande et ce, tout en portant un regard plus général sur une conjointe qui, souhaitons-le, réagit aux caresses.

Il en va de même pour le sens de l'odorat, mais aussi du goût qui, avouons-le, prennent congé de la routine attribuée à d'autres attributs plus accessibles. Une belle aventure quoi!

Un don de soi, d'abord et avant tout pour la femme

D'abord, sachez que d'offrir son vagin et sa vulve à un tiers et en plus de soutirer les bienfaits de ce don, nécessite deux prémisses plus qu'essentielles. La première se résume à l'intimité présente avec son ou sa partenaire. La seconde gravite autour de la capacité à lâcher prise, à se laisser aller, à s'abandonner à l'autre. Tout un mandat, me direz-vous, et vous aurez raison de pensez ainsi.

L'intimité, cette notion voulant que l'individu soit en mesure de se dévoiler, de laisser tomber les masques, d'être soi-même, nécessite un sacré relâchement. Rien à voir avec le nez, les cheveux ou les mains, les organes génitaux sont le summum du jardin secret du corps en entier. Pour montrer ce qu'il y a de plus caché en soi à cette personne qui ne demande qu'à la voir, il faut être minimalement bien émotionnellement, sexuellement et corporellement avec cette dernière. En fait, de s'offrir ainsi, c'est d'avoir la capacité de se mettre à nue, et ce, bien plus que dans le sens du terme!

Le lâcher-prise, ce fameux lâcher-prise si difficile à obtenir dans plusieurs sphères de la sexualité, n'est-ce pas mesdames? À quoi bon vouloir quand «le hamster cérébral» se met en branle à savoir si vos organes génitaux sont présentables, s'ils sont propres ou sentent bons, si vous êtes couchées dans le bon angle pour minimiser vos poignées d'amour, si vous faites quelque chose de mal vous qui êtes mère ou encore une femme digne, si vous êtes trop lubrifiée ou pas assez, si de recevoir un cunnilingus vous engage obligatoirement à redonner via la fellation, si, si, si.... Toutes des causes de retenues vous empêchant de profiter du moment présent et par conséquent, de vous adonner aux plaisirs que vous êtes en droit de recevoir. Être au-delà de tout, voici ce qui explique la réussite de cette caresse, et de bien d'autres. Un minimum d'amour-propre, une intimité bien présente entre les chéris et bien entendu, la capacité à se mettre au neutre, et si ce n'était que ça les conditions pour un cunnilingus optimal? À tous et toutes, bons préliminaires!

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