Prendre un verre de bière, mon minou

Pour certains, alcool rime avec sexe.... (123rf)

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Pour certains, alcool rime avec sexe.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Une belle soirée qui s'en vient! On commence ça en après-midi avec une, deux ou trois «tites frettes» comme certains baptisent si bien leur bière. La visite arrivée, enchaînons avec l'apéritif histoire de socialiser un peu. Pour souper, rien de mieux qu'une bonne bouteille d'un grand cru et, bien entendu, d'un café aromatisé pour rehausser le goût du gâteau, voyons! Pour finir, go go go, tout le monde au salon question de digérer un peu avec quelques digestifs ramenés de Cuba!

La veillée terminée, vous voilà seul, en couple, un brin pas mal «chaudaille», avec une perception soudaine de trouver votre amour plus désirable qu'à son habitude. Eh bien, sans me prétendre devin, laissez-moi vous annoncer que votre veillée bien arrosée aura officiellement un impact sur les «guilis guilis» que vous êtes sur le point d'amorcer!

Sexe et alcool, qu'en est-il?

Un verre de plus la rendra plus cochonne, ai-je déjà entendu!

Possiblement vrai, ai-je bien envie de répondre à ce chenapan voulant profiter des avantages d'une conjointe coquine. Ceci dit attention! La ligne se voit très mince entre «je te veux» et «bonne nuit».

Shakespeare était loin d'être fou en affirmant que l'alcool provoque le désir, mais en empêche son exécution. En effet, les études sont unanimes, il est officiel que l'alcool peut, selon sa quantité et la tolérance de chacun, représenter un facteur extérieur pouvant perturber la fameuse réponse sexuelle.

Disons les choses telles qu'elles sont. Notre société banalise beaucoup la consommation d'alcool un peu comme si elle ne s'apparentait seulement et uniquement qu'au plaisir. Sexuellement parlant, peut-être est-ce dû au fait qu'elle désinhibe en rendant le timide frondeur, la frigide audacieuse ou encore le paresseux énergique?

La levée d'interdit en lien avec la séduction et l'intimité, la facilité à faire les premiers pas, la baisse de l'anxiété face à divers complexes, l'exacerbation des fantasmes sexuels, en voilà quelques bienfaits pouvant expliquer la connotation positive planant autour de la consommation d'alcool.

Me voilà bien d'accord quand il s'agit d'une cuite prise de temps à autre. Mais, qu'advient-il lorsque cette consommation d'abord sporadique se transforme en habitude, en abus d'alcool ou pire, en la maladie qu'est l'alcoolisme?

Allons-y d'abord avec messieurs qui doivent contrôler l'objet de leur masculinité! Un pénis bien dur, au bon moment et pour une période donnée peut s'avérer difficile avec peu ou beaucoup de verres (c'est selon) et ce, encore plus après une grosse semaine! Pour ce qui est du contrôle, l'éjaculation risque de vous donner du fil à retordre. Trop tôt, trop tard ou pas «pantoute» font partie des alternatives. L'orgasme peut se voir retardé, moins intense, voire même absent et la période de récupération risque de s'étirer un tant soit peu.

Mesdames, vous n'êtes pas en reste! Les effets ressemblant majoritairement à celles de vos compatriotes masculins en termes orgasmiques, il semblerait que votre excitation se manifesterait davantage mentalement que physiquement. Manque de lubrification, affaiblissement de l'engorgement génital et autres caractéristiques physiques expliqueraient certaines difficultés à atteindre l'apogée.

En voilà des choses à considérer avant de lever le coude! Quand vous prenez un verre, pensez, précieux lecteurs, plus qu'une nuit à la fois. Une vie sexuelle, c'est long! Pour que ça reste bon, comme pour le reste, allez-y avec modération. Santé!

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