Ces victimes d'une mésaventure sexuelle

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Parce que la télévision mène le monde, n'y a-t-il pas des émissions qui marquent l'imaginaire collectif plus que d'autres ?

Du coup, il y a en aura au moins une qui ne laissera personne indifférent ! Je parle de celle proposant divers témoignages, scénarios à l'appui, de gens ayant nécessité des soins médicaux immédiats suite à une aventure sexuelle aux fins souvent rocambolesques, pour ne pas dire même tragiques! Pénis cassé, orgasme interminable ou objet égaré on-sait-trop-bien-où reflètent-ils la réalité ou sont plutôt des histoires à dormir debout? 

Puisque vous me l'avez demandé, j'ai trouvé, pour vous, ce professionnel de la santé qui saurait m'informer anonymement, bien entendu. Après plus d'une décennie aux urgences d'un hôpital du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de notre belle région, c'est grâce à ce dernier que je remets aujourd'hui les pendules à l'heure sur ce fameux sexe qui envoie, supposément, à l'urgence. Âmes sensibles, aux sports svp!

Quel genre d'anecdotes? 

Des récits grivois aux fins se concluant dramatiquement, mon informateur en a vu, à commencer par deux décès suite à une crise cardiaque post coïtal. Mourir en faisant l'amour, tout le monde se doutait que ça pouvait arriver. Idem pour les érections continues à la suite d'une prise de certains médicaments ou d'un pénis disloqué à la suite d'un manque de « visou ».  Mais il y a ces anecdotes plus cocasses. Commençons par des pénis coincés, en quête de liberté, dans des outils masturbatoires de toutes sortes. Toujours embêtant de se rendre à l'hôpital avec une serviette à l'entrejambe histoire de cacher la pièce artisanale tel qu'un boyau d'aspirateur, une bouteille ou autres. 

Parlons aussi des fameuses déchirures de toutes sortes. À l'anus, l'ampoule rectale, le frein, le vagin, alouette. « Certains ont les yeux plus grands que la panse côté orifice », m'indique ce dernier. La grande famille des légumes, joujoux sexuels, instruments inusités, poing et j'en passe font tous partie de son énumération d'objets d'insertion.  

Il y aussi ces cas qu'on n'ose imaginer, ceux en lien avec l'exploration proprement dite. Une caméra dans un urètre masculine, par exemple, afin d'y contempler son intérieur, c'est du déjà-vu! Idem pour un micro-vibrateur laissé pour compte se frayant un chemin dans le tractus intestinal à force de vibration. Mon travailleur de la santé a déjà vu ça avec la résultante qui s'en suit. Longues heures d'attente pour essouffler une pile au lithium pour ensuite mener à la chirurgie. Rien de trop jojo!

Mais qui sont ces victimes du sexe?

Des jeunes, des vieux, des professionnels, des étudiants, des personnes qui sont bien ordinaires! me dit-on. Rien, aucun stéréotype ni stigmate ne précise un profil d'individu se rendant à l'urgence à la suite d'une mésaventure sexuelle. « Ce sont possiblement des gens plus aventureux et  ouverts aux choses nouvelles», pense-t-on. Un seul point commun les rallie par contre tous; « la peur de la salle d'attente et l'envie d'être ailleurs! »

Comment réagir face à cette clientèle inaccoutumée?

« Professionnellement, comme pour tous les autres patients! C'est officiel qu'une telle consultation surprend toujours, mais qui sommes-nous pour juger? On est là pour aider, alors on aide! » En voilà une belle attitude  que me mentionne-là ce confrère de la santé. Ceci dit, bien sûr qu'il en rediscute entre coéquipier question d'évacuer le malaise proprement dit, comme pour plusieurs autres cas d'ailleurs. Le travail sur ce département, c'est un peu comme une boîte à surprise; d'un patient à l'autre, il faut s'attendre à tout!

Et voilà le pot aux roses dévoilé. Oui, le sexe peut envoyer à l'urgence, la plupart du temps par accident, mais aussi par excès de témérité ou tout simplement par imprudence. De ce fait, je vous dis d'y penser à deux fois avant d'adopter des comportements, disons, plus inhabituels! La prudence reste de mise.

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