La vaginite et ses désagréments

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Quand vaginite il y a, plus rien ne compte sauf l'allée vers la pharmacie la plus proche, et que ça saute.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

Mesdames, vous voilà à risque de perdre votre belle humeur?

Le port de vos petites culottes vous est quasi intolérable? Vous comparez vos organes génitaux à un feu de forêt californien? Juste l'idée d'une éventuelle relation sexuelle risquerait de vous tuer net? Vous souffrez probablement alors d'une vaginite!

Bien qu'assez banale chez la gente féminine, ce malaise a officiellement la capacité d'induire, l'instant de moment, l'acrimonie de n'importe quelle femme de par son niveau d'inconfort! Quand vaginite il y a, plus rien ne compte sauf l'allée vers la pharmacie la plus proche, et que ça saute...

Qu'en est-il de la vaginite?

Dans vaginite il y a «vagin» comme un vagin et «ite» comme une inflammation. Donc, il est facile de supposer d'une possible inflammation de la paroi du vagin! Trop simple, c'est un peu plus que ça en fait. Cet organe féminin, muni d'une flore bien à lui, contient une multitude de bactéries saines maintenant le pH nécessaire à sa bonne santé. Le bât blesse là où il y a déséquilibre de ce dernier perturbant ces bactéries qui n'arrivent plus à jouer leur rôle de petits soldats «protecteurs de flore vaginale» laissant alors libre cours à l'infection.

Commencent alors les symptômes que l'on connaît quasi toutes au moins une fois dans sa vie de femme; rougeurs et gonflement de la vulve, prurit, démangeaisons, sensation de brûlure et, parfois même, modification des pertes vaginales.

«C'est la faute à qui si j'ai une vaginite?»

Une bactérie, une levure (champignon), un produit chimique (parfum, lubrifiant, savon à linge, latex, etc.), un changement hormonal dû à une grossesse ou la ménopause, une douche vaginale, les antibiotiques, une relation sexuelle, le tabagisme, un pantalon trop serré, des bas de nylon, un diabète perturbé, des matières fécales, une mauvaise ou une trop grande hygiène, la fatigue, le stress, alouette! Des raisons, en voulez-vous, en voilà! N'ayez crainte, c'est à force d'en faire qu'on apprend à connaître ses propres facteurs de risques.

Ça se soigne comment?

Mise à part la possibilité que les symptômes mentionnés ci-dessus arrivent pour une première fois, que vous soyez enceinte, qu'il s'agisse d'un problème répétitif, qu'il y ait présence d'odeurs nauséabondes du genre poisson pourri accompagnées de pertes aux colorations douteuses et de douleurs au bas du ventre et autres, vous pouvez vous soigner vous-même. Le pharmacien pourra d'ailleurs vous diriger tout en vous proposant le traitement antimycosique approprié. Comprimés oraux, vaginaux, onguent, crème en application locale ou intravaginale, tout est possible!

Vaginite et ITSS, qu'en est-il?

Bien que la plupart des vaginites ne soient pas contagieuses sexuellement parlant, il faut se méfier puisque l'une d'elle l'est assurément: l'infection par Trichomonas. Rougeurs et douleurs au pénis s'en suivent alors chez monsieur, nécessitant un traitement médical. Les règles de prévention reliées aux infections transmises sexuellement s'appliquent toujours; sans condom, c'est non!

Traiter ses organes génitaux externes et internes avec amour éloignera officiellement toutes chances de voir la vaginite s'incruster dans votre jardin secret mesdames! Au diable produits parfumés, grand ménage à outrance, leggings ou humidité accablante! Puisque la région de la petite culotte n'est pas la Colombie, on se garde au sec, on se lave une fois par jour sauf en cas de relation sexuelle, on s'essuie du devant vers l'arrière en tout temps et, surtout, on se laisse de l'air en portant des pantalons dignes de ce nom! Bon courage!

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