Pour ou contre la petite culotte?

CHRONIQUE / Elle est partie pour Québec sans petite culotte. S'agit-il d'un... (Photo 123RF)

Agrandir

Photo 123RF

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / Elle est partie pour Québec sans petite culotte. S'agit-il d'un acte manqué, elle qui prévoit toujours tout? Valises des enfants débordant de 1000 ensembles de rechange pour que la gardienne ne manque de rien, purées complétées pour le dernier, Tchiko le cocker entreposé à la pension canine, cartes d'assurance-maladie laissées sur le comptoir au cas ou, plantes arrosées et voisins avisés de surveiller les voleurs! Comment a-t-elle pu être distraite au point d'en oublier ses petites culottes pour son week-end d'amoureux à Québec?

Devant une pareille confession, c'est autour d'une bonne bouteille de vin que chéri d'amour, trois autres couples et moi avons discuté des grands enjeux sociaux gravitant autour de ce petit bout de tissu. Puisque l'occasion fait le larron, j'ai pensé recueillir pour vous l'opinion de tous et chacun de façon à réfléchir à cette question essentielle: pour ou contre le port de la petite culotte?

Commençons par les types «commando». Ceux qui voient l'absence de ce sous-vêtement comme étant une invitation en bonne et due forme au sexe proprement dit... une couche de moins rendant la zone génitale plus accessible! Me voilà bien en accord avec ces derniers, à condition bien sûr, que l'intention était bel et bien celle de la personne concernée! Bien effectivement, vient la possibilité de titiller l'autre en confirmant, avec des mots ou encore via démonstration, la nudité de cette région lourde de sens! Une jupe pas de petite culotte... c'est le summum, m'a précisé un plus bavard. Certains y voient aussi une façon de stimuler leur zone érogène par un frottement plus accessible sur une chaise, une couture, ou finalement un peu n'importe quoi. Des stimulations surprises! Pourquoi pas?

La petite culotte n'est pas toujours des plus confortables, disons-le, et ce, malgré qu'il puisse en exister plus d'un modèle tant chez monsieur que chez madame. Trop grande, trop serrée, pleine de raccords minant une tenue ajustée ou encore en fibres inadaptées aux variations de température, il devient ardu de trouver «LA parfaite» s'adaptant aux aléas du quotidien. Au diable les tracas, on congédie alors le slip histoire de filer le parfait bonheur.

Dans un autre ordre d'idées, qu'en est-il de ceux qui, pour rien au monde, ne pourraient se passer de cet accessoire? Telle une seconde peau, ce dernier permet d'empêcher tout frottement ou encore point de pression rendant irritations, échauffements et par conséquent, blessures éventuelles impossibles. Une paire de jeans bien épaisse peut facilement illustrer cette situation fâcheuse, n'est-ce pas?

Les gars m'ont semblé tous craindre la prise du testicule dans la fermeture éclair. De là la nécessité de préserver ce délicat organe en sécurité via le port d'un sous-vêtement, je pense. Toujours concernant cette partie anatomique masculine, quelques gentlemen précisent préférer avoir le paquet soutenu détestant un possible va-et-vient ennuyant. Ah bon!

On m'a aussi parlé du boxer comme étant le «bouclier cacheur d'érection». Même avec l'âge, ces dernières peuvent, semble-t-il, survenir sans crier gare et, par le fait même, laisser planer un malaise, une gêne ou encore engendrer la position assise sur de longues périodes de temps. Mes boxers sont nécessaires même avec mon maillot m'a précisé un certain quelqu'un. J'en prends bonne note pour cet été, ai-je eu envie de lui préciser!

Finalement, les femmes, avec leur cycle menstruel, leurs petites pertes vaginales, leur possible descente de vessie post-partum voient la petite culotte comme étant plus qu'une nécessité. Il s'agit d'un support à protège-dessous, serviette et tout le bataclan de l'hygiène féminine.

Et si finalement le choix du port ou non du sous-vêtement n'était en réalité qu'une histoire de circonstances? Des fois oui, d'autres fois non. Voilà tout, non?

Finalement, mon amie a choisi, après une journée de désagrément sans sous-vêtement, de dévaliser une boutique de lingeries histoire de renflouer son tiroir de coquineries! Excellente idée.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer