La baisse de libido hivernale

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Un bon feu de foyer est toujours une bonne solution.

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

CHRONIQUE / «Maudit qu'il fait frette à matin, pis y va faire ça toute la semaine en plus!»

Non mais, l'entendons-nous assez souvent celle-là? En tant que fille de cultivateur ayant passé le deux tiers de sa destinée à vivre en fonction du temps qu'il fera, je me questionne toujours à savoir comment le climat peut tant bouleverser la vie du citadin moyen! A-t-il des vaches à vêler sous une étable semi-gelée? Cinquante allers-retours à faire aux bâtiments? Les entrées de tout le voisinage à souffler les soirs de tempête? Besoin de se lever à 5h du matin à -42 C pour aller faire son train? Absolument rien de tout ça! Alors, voici la meilleure hypothèse que j'ai trouvée m'expliquant pourquoi ce dernier peut avoir autant l'hiver en aversion: «le frette» lui occasionne le déclin du sexe!

Pas si folle la Myriam quand on y pense bien puisqu'effectivement, saviez-vous que la saison froide apporte bel et bien, chez certains, une fluctuation de la libido appelée la variation saisonnière du désir? Une fluctuation qui, vous l'aurez bien déduit puisqu'on en parle autant, tend à tanguer vers le bas plutôt que le haut!

De ce fait, mis à part le petit pic entourant la période charnelle que représentent les festivités du réveillon et du Nouvel an, janvier, février, mars, mais aussi avril seraient officieusement des mois de vaches maigres côté sexualité (pour revenir à ma thématique de l'agriculture)!

Pourquoi une telle hibernation sous l'édredon?

Qui dit hiver, dit journées plus courtes et, par le fait même, baisse de luminosité. Sans tomber nécessairement dans le trouble de santé mental caractérisé par la dépression saisonnière, certains individus présentent, moralement parlant, un caquet un peu plus bas relayant par conséquent leurs envies de batifoler à 100 000 lieux. Une sexualité épanouissante étant souvent le symptôme d'une vie épanouissante, inutile de préciser qu'on a tout sauf envie de baiser quand on «feel rien que juste».

Viennent ensuite diverses autres raisons, disons plus superficielles, pour cette baisse de désir lors du solstice hivernal. Les kilos pris en raison d'une certaine sédentarité peuvent amener quelques-uns à se montrer davantage scrupuleux, voire peut être même complexés devant l'autre. Justement, le temps passé à ne rien faire amène peut-être même une possible oisiveté menant à préférer le sofa plutôt que l'effort sexuel. Moins on fait l'amour, moins veut-on le faire! , m'a-t-on déjà précisé.

Continuons avec l'habillement. Les temps froids éloignent officiellement les tenues plus courtes. Quand le pyjama contient tellement de couches que même une momie se dévêtirait plus rapidement, pas surprenant que certains se découragent. Idem pour les poils, qui sont parfois moins méticuleusement entretenus en janvier qu'en juillet. Finalement, la noirceur étant associée à la nuit fait en sorte que le sommeil peut se voir réclamer plus tôt, même trop tôt. Pas facile de fixer un rendez-vous doux à l'heure des nouvelles, de 18h

Quoi faire pour maintenir sa moyenne annuelle?

Bien simple! Refusez de succomber aux vices de la paresse en mettant le sexe de côté sous prétexte qu'il fait froid, noir et que tout est blanc. Secouez-vous! Fermez la télé, faites des siestes de couples, achetez-vous une peau de mouton, chauffez le poêle afin de prendre l'apéro au chaud, épilez-vous un peu, lavez-vous en duo, montez le thermostat, retirez des couches et surtout, allez faire le plein de vitalité, d'énergie et de vitamine soleil en sortant dehors!

Comme quoi l'hiver peut rapprocher plus que l'on pense!

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