Prévenir le cancer du col de l'utérus

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Ce sont les femmes âgées de 25 à 45 ans qui souffrent le plus du cancer du col de l'utérus, majoritairement provoqué par le virus du papillome humain (VPH).

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

Bonne semaine les filles! Vous ne le savez peut-être pas, mais la semaine du 19 au 23 octobre n'est pas anodine sur le calendrier accroché à votre réfrigérateur. Oh non! Il s'agit de la Semaine nationale de sensibilisation du cancer du col de l'utérus. Les festivités, si on peut nommer les choses ainsi, sont initiées par la Fédération des femmes médecins du Canada. Trouvez-en d'autres parties du corps ayant leur semaine!

Sans blague, cette semaine n'existe pas pour rien. Montée par des femmes et pour des femmes, celle-ci vise à prévenir le cancer du col de l'utérus qui serait un cancer suivant de près celui du sein par sa fréquence. Inquiétant, n'est-ce pas?

Sur le plan informatif, c'est à vous, femmes âgées de 25 à 45 ans, à qui j'ai le plus envie de parler du cancer du col de l'utérus. Les statistiques prouvent que vous formez le groupe d'âge souffrant le plus de cette maladie, et ce, malgré le fait qu'il y ait des stratégies préventives. Puisque plusieurs ne le savent pas, le cancer du col est majoritairement provoqué par le virus du papillome humain (VPH).

Le virus du papillome humain, ça mange quoi en hiver? Rien à voir avec l'insecte: il s'agit plutôt d'un virus qui est la plupart du temps asymptomatique ou qui se contente, à l'occasion, d'engendrer de petites lésions quasi anonymes disparaissant après un certain temps. Il se transmet, tout bonnement, par contacts sexuels, et quand je parle de contacts sexuels, je ne me limite pas à la pénétration vaginale. Étant hypercontagieux, ce virus s'attrape par contact peau à peau comme dans les caresses, mais aussi via fellation, cunnilingus, sodomie et tout ce qui est finalement possible côté sexe. Pour ce qui est de la contamination, le condom fait bien son possible en terme de prévention, mais n'assure pas la couverture officielle au grand complet. Il y a ainsi un risque de transmission du virus important, et ce, malgré son utilisation.

Puis-je tenter de prévenir autrement sa transmission? Et comment? Par le biais de la vaccination qui constitue la meilleure façon de prévenir la contamination du VPH, après l'abstinence, bien entendu! En fait, bien que les petites filles québécoises soient admissibles au programme de vaccination contre le VPH dès la quatrième année du primaire, les femmes plus âgées semblent, quant à elles, se sentir moins concernées par le risque de contamination bien qu'elles soient à l'apogée de leur vie sexuelle et, par conséquent, fortement à risque d'y être exposées. La pensée magique, la naïveté de croire que leur couple est à l'abri de toute infidélité, l'excitation face aux risques, un portrait biaisé des gens atteints des ITSS et j'en passe font officiellement partie des arguments en poussant plusieurs à ne pas se faire vacciner.

Comment savoir si vous l'avez contracté? En consultant votre médecin chaque année dès l'initiation aux rapports sexuels (les mamans, le vaccin ne prévient pas tout... amenez vos adolescentes aussi) et en maintenant cette fréquence tant et aussi longtemps que ce dernier ne vous indiquera pas d'espacer vos rendez-vous. Via le biais de l'examen gynécologique, celui-ci procédera au fameux test PAP (comme dans Papanicolaou et non pas comme dans Jean-Paul II) qui pourra déterminer la présence de changements dans les cellules tapissant votre col.

Et voilà, à vous toutes et à tous les cols de l'utérus du Québec, je vous dis bonne semaine!

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