Oh! que boy!

Les données volées de quelque 32 millions d'utilisateurs... (Photo Mark Blinch, Reuters)

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Les données volées de quelque 32 millions d'utilisateurs du site de rencontres extraconjugales Ashley Madison, victime d'un piratage informatique en juillet, ont été mises en ligne.

Photo Mark Blinch, Reuters

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

Ce qui semblait être l'invention du siècle pour les infidèles avertis s'avère être finalement une catastrophe quasi d'ordre nationale! Les abonnés du site de rencontre canadien Ashley Madison doivent certainement dormir un peu moins paisiblement aux côtés de leur tendre moitié en ressassant leur «inventaire et pratique madisonnienne».

Effectivement, ce site qui promettait confidentialité absolue permettant aux plus grands de ce monde de butiner ici et là sans craindre d'être démasqué n'était, finalement, pas aussi robuste que prévu. La belle affaire!

Les pirates ne sont plus seulement dans les bateaux! Non et cette cyberattaque en est bien la preuve. Les chenapans de l'ordi promettant de dévoiler des noms, adresses, conversations, photos inusitées et tout le bataclan du courailleur ont conduit une multitude d'usagers à se faire plus que du sang d'encre. Certains craignent encore aujourd'hui la séparation, le démantèlement de leur famille, une perte d'emploi ou d'un poste hautement convoité et j'en passe. D'autres se voient carrément détruits et envisagent même, possiblement, le suicide. Imaginez! C'est grave...

De ce fait, pourquoi ne pas s'interroger à savoir si l'adultère commise via le web est nécessairement garante d'un pareil démasquage ou au contraire, une façon de faire, plus souvent qu'autrement, infaillible?

Il va de soi que quand on reste à la maison, allongé le long de son chaton, des problèmes, il n'y en pas. La vie étant ce qu'elle est, certains ont besoin d'aller ailleurs pour «XYZ» raisons. Parlons donc un peu d'adultère. Certes, il ne s'agit pas là d'une valeur prônant l'union du couple. De cette manière, je comprends largement les individus commettant ce type de trahison sexuelle de faire le nécessaire pour ne pas se faire pogner... les culottes à terre! Ceci dit, dites-moi, moi qui suis plus fidèle que le vieux colley de mes parents, comment faire pour perdre la tête au point d'oublier qu'en aucun temps, toute trace dudit délit ne doit être laissée!

Ainsi, âmes capables de sauter la clôture, je me sers ici de ma jugeote de sexologue pour me permettre de vous offrir le conseil afin que vous ne finissiez pas comme M. le Fonctionnaire, adepte de Ashley Madison, qui se ronge aujourd'hui les ongles jusqu'au coude pour soulager sa culpabilité, carbure aux antiacides pour apaiser son estomac noué par le stress et se voit cerné jusqu'au nombril à force d'insomnie! Oublier que les paroles s'envolent et que les écrits restent m'apparaît tout aussi dangereux qu'une trace de rouge à lèvres sur un col de chemise, une montre d'homme dans le fond d'une voiture, une gonorrhée diagnostiquée après 15 ans de mariage ou un bébé-surprise post-vasectomie! Gravez ça dans votre mémoire au fer rouge.

Parce qu'entre vous, moi et la boîte à bois, le monde floué de l'internet, ça finit un peu trop souvent ainsi. On ne le répétera jamais assez, tout ce qui entre dans votre téléphone, portable, tablette, ordinateur peut un jour ou l'autre incriminer n'importe qui, de l'homme d'affaire huppé à la caissière du petit dépanneur. La cyberattaque du site en question n'en est qu'un autre exemple.

Pour conclure, puisque la vie est courte, comme le dit si bien le slogan du site Ashley Madison, tentez l'aventure... de la paix d'esprit en faisant fi de la technologie supposément infaillible lorsque vous tromperez votre amour!

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