Pauvres Maripier et Brandon!

Maripier Morin... ((PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE))

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Maripier Morin

(PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE)

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

La fin du monde vient de nous tomber sur la tête. Brandon Prust laissera sa chérie pour aller travailler à l'autre bout du Canada, mon Dieu Seigneur, j'en tremble juste à y penser!

Comprenez bien, ici, mon sarcasme cachant de peine et de misère, oui, mon ironie, mais aussi mon indignation! N'allez pas croire que je ne l'aime pas, Brandon. Pas du tout, en fait, ce n'est pas sa faute, à lui, si le hockey me rebute autant. C'est plutôt à cause de Jérôme, mon frère, qui m'a trop forcée à écouter, enfant, ce sport national en monopolisant la télévision, soir après soir, sous prétexte qu'il est de quatre ans et demi mon aîné! Pour en revenir à nos moutons, Maripier Morin, elle, je l'aime beaucoup, de par sa fraîcheur, sa spontanéité, son grand naturel et sa belle face.

En fait, ce qui me scie la banane en deux, c'est tout ce battage médiatique que l'on fait autour de ce couple royal sous prétexte qu'il devra vivre l'amour à distance pour un temps indéterminé. Entendons-nous, une carrière au hockey n'implique pas 40 ans de boîte à lunch...

Comme s'il s'agissait d'un cas isolé ou d'un nouveau phénomène! L'amour à distance, c'est la réalité de plusieurs, y compris de nos arrières-arrières-grands-mères qui laissaient leur bonhomme partir tout l'hiver et revenir le temps de faire un ixième enfant. De nos jours, Madame X qui voit son mari partir dans le Nord gagner sa croûte cinq semaines sur six, à l'année longue, n'en n'a que faire d'une, deux ou trois saisons de hockey! Idem pour celle mariée à un militaire quittant huit mois quasi d'affilée conduire un tank dans le désert de l'Afghanistan et pour Chantal, mère de quatre enfants, qui salue son «pit» partant à la semaine longue dans le fin fond du bois! Pas certaines que ces merveilleuses épouses compatissent tant que ça avec la Maripier! D'autant plus qu'aucune d'entre elles n'a un mari millionnaire qui pourra sauter dans l'avion le temps d'une nuit pour assouvir son cafard, son ennui, mais aussi la gâter, sexuellement parlant, un tant soit peu!

Ma montée laiteuse étant terminée, comme dans tous sujets d'actualité, il y a les pour et il y a les contre. Voyons donc la réalité à laquelle l'ailier gauche, transféré à Vancouver, et sa chérie, Montréalaise par forfait, vivront. D'abord, une grande confiance, mais aussi beaucoup de communication seront nécessaires à l'adaptation de 5000 kilomètres les séparant. Inquiétude, jalousie, frustration, ennui, peine et j'en passe, impliqueront discussions. Pour que ça marche, les amoureux doivent exprimer ce qu'ils ressentent de façon, oui, à mieux s'adapter, mais aussi à trouver des solutions pour obtenir le bien-être des deux membres du couple, dans la mesure du possible!

Du positif peut également en ressortir. Une fois habitué à sa solitude, il est certain que l'individu risque de devenir, comme j'appelle amicalement, vieille fille ou vieux garçon parce que du temps pour soi, il en aura! Manger quand il a faim, écouter ses émissions, sortir avec ses amis et dormir au milieu du lit pourront devenir des habitudes et c'est tant mieux puisque plusieurs couples négligent l'individualité de chacun au détriment du NOUS. Se redécouvrir en tant que personne entière deviendra officiellement une «plus-value» sauf si finalement, l'un d'eux se trouve mieux tout seul!

Puisqu'on n'est plus à l'ère des boîtes de conserves reliées à une corde pour communiquer, le couple pourra user de toutes les technologies pour se parler et se voir et ce, à raison de mille fois par jour s'il le veut!

Parlons sexe maintenant. Qu'y a-t-il de mieux que de s'ennuyer de l'autre, de sa chaleur, de son corps, de sa tendresse? On est loin de la routine du deux fois semaine après les téléromans. Chaque retrouvaille reproduira, en quelques sortes, la magie des premiers moments.

Je m'arrête là parce que j'ai presque envie que chérie d'amour aille travailler à Tombouctou! NON... j'ai donné dans l'amour à distance et c'est chez moi, nuit après nuit, que je le veux... Bonne chance Brandon et Maripier!

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