Étape no 1: se trouver belle

La représentation de l'adolescent/e n'est pas toujours des... ((Archives Le Quotidien))

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La représentation de l'adolescent/e n'est pas toujours des plus reluisantes pour plusieurs; grands bras, face de pizza, duvet sous le nez, odeurs parfois discutables, voix à faire éclater les vitres des fenêtres, 10 000$ de métal en bouche et ça, ce n'est que pour le physique.

(Archives Le Quotidien)

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Myriam Bouchard
Le Quotidien

La représentation de l'adolescent/e n'est pas toujours des plus reluisantes pour plusieurs; grands bras, face de pizza, duvet sous le nez, odeurs parfois discutables, voix à faire éclater les vitres des fenêtres, 10 000$ de métal en bouche et ça, ce n'est que pour le physique. Parlons attitude maintenant, un je-m'en-foutisme universel, un je-sais-tout et un j'ai-tout-vu pouvant même heurter la patience de maman Caillou, une humeur de «beu» et, finalement un penchant pour le repos et l'alimentation.

À ceci je réponds : ce n'est pas juste ça l'adolescence! Quand je pense, je côtoie ou étudie les jeunes de 12 à 18 ans, je ne peux faire qu'un constat, maudit que notre jeunesse est belle! Tous les dimanches, la page Ado de Mélissa Viau me le confirme, mais, encore plus la semaine dernière avec sa vedette Gabrielle Morissette, 16 ans, journaliste du Gravillon (mon premier journal!). Bien que son article réfutant les standards de beauté féminins actuels me colle aujourd'hui grandement à la peau, il me ramène à moi, il y a vingt ans, et à ma perception de MA beauté.

Quand je repense à nous, mes copines, mes cousines, ma gang de 1994, j'en déduis qu'il s'agit possiblement du lot des ados de ne finalement pas se trouver beaux-beaux puisque n'a rien n'a vraiment changé selon Gabrielle. Bien que nous étions toutes différentes, nous avions toutes un petit quelque chose à rechigner. Parlons donc de moi un peu. Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours été grande, pas une géante, mais quand même plus grande que bien des gars. Déjà, à 14 ans, je mesurais 1,70 mètre et pesait une centaine de livres, mouillée. Grand Dieu, je vous jure avoir imploré le bonne sainte Anne de me donner enfin un peu de gras, de fesses et... de seins! Des seins, j'en voulais tellement. On m'a traitée de grande «slack», de mante religieuse, d'Olive, d'anorexique, d'Africaine, de fouet, de planche à repasser, de pas de «tetons» et j'en passe. Bien que je mangeais comme un homme, rien n'adhérait, jusqu'à l'âge de 25 ans (autre dossier). Alors, pour camoufler le tout, je portais des vêtements amples et trop grands comme les chemises de mon frère de huit ans mon aîné mesurant 6 pieds 4... Ce qui me choquait à coup sûr était d'entendre quelqu'un voulant maigrir alors qu'elle ne correspondait en rien à une personne sautant les valeurs normales de l'indice de masse corporelle! Bien que j'aurais pu être un mannequin de podium, moi, ce que je voulais, c'était de prendre du poids. Le comprenez-vous, maintenant, qu'il est possible, si on commence ce jeu, de n'être JAMAIS satisfait de son image puisqu'il y aura toujours quelque chose!

Et savez-vous quoi, aujourd'hui, je rechigne encore quand, de temps à autre, flambante nue devant mon miroir, il m'arrive de penser que je pourrais perdre un maudit 5 à 10 livres! À ceci, je me hurle un NON catégorique. J'ai un poids santé, mon corps et ma tête sont en santé, je suis en méga forme physique et je remercie la vie de me rappeler que j'ai eu la chance de porter deux fois de magnifiques bébés qui font aujourd'hui mon bonheur.

Oui, je me trouve belle et ce n'est pas à cause que je m'imagine des choses ou que je ressemble à Gwyneth Paltrow. Non, je me trouve belle juste pour donner l'exemple à mes filles, mes nièces, à Gabrielle Morissette et à toutes les femmes qui pourront, un jour, en faire autant. Non, mon corps n'est pas parfait, oui, je suis encore grande, myope et je n'ai pas non plus des seins de Pamela Anderson, mais, par contre, j'ai l'assurance, la confiance et la conviction d'être belle tant à l'intérieur qu'à l'extérieur! Au-delà du visage et du corps, peut-être est-ce juste ça la beauté, une perception!

Merci, Gabrielle de me reconfirmer à quel point la beauté se résume à tellement plus qu'un canevas physique précis. Ce soir mesdames, quand vous serez nue devant votre miroir, complimentez-vous donc!

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