Des enfants de 12 ans donnent leur opinion

Élodie Simard, une élève de sixième année de... (Courtoisie)

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Élodie Simard, une élève de sixième année de l'école Sainte-Bernadette de Jonquière, estime que les inégalités entre les hommes et les femmes sont encore bien présentes.

Courtoisie

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Mélissa Viau
Le Quotidien

Égalité homme-femme

« Je me présente, je suis une élève de sixième année de l'école Sainte-Bernadette de Jonquière. On dit souvent que les femmes d'aujourd'hui sont égales aux hommes, mais malheureusement ce n'est pas le cas et il y a encore du chemin à faire.

D'après moi, toute personne sur Terre doit être égale. C'est pour cette simple et bonne raison que je vais partager mon point de vue au sujet de l'égalité entre l'homme et la femme.

En premier lieu, j'ai remarqué que les métiers ne sont pas accessibles à tous. Plusieurs emplois sont moins disponibles pour les femmes. Notamment, dans le domaine de l'audiovisuel, les statistiques prouvent que surtout au Québec, il y a beaucoup moins de femmes que d'hommes. Pourtant, dans plusieurs universités, on retrouve plus de filles que de garçons inscrits dans ce domaine. Pourquoi y a-t-il ce problème? Parce que les employeurs vont plus pencher pour un garçon qu'une fille pour le même boulot. En plus, il y a aussi les salaires: par exemple, pour le même travail une femme et un homme ne seront pas nécessairement rémunérés de la même façon.

D'autre part, je me suis aussi aperçue qu'il existait la «taxe rose». Celle-ci consiste à ce que les femmes payent 7% plus cher qu'un homme pour des objets similaires (comme pour les vêtements, les jouets pour enfant, les soins personnels ou autre). Les produits sont vendus plus cher dans 42% des cas. Par exemple, une fois j'ai vu un jouet pour enfant conçu pour les filles qui était deux fois plus coûteux que celui pour les garçons. La seule chose qui était différente, c'était la couleur du jouet. Ces taxes sont imposées par des détaillants et des industries qui n'ont pas de scrupule pour faire vendre un objet plus cher pour les femmes que pour les hommes. C'est bizarre, pourquoi les femmes auraient à payer plus cher que les autres?

Troisièmement, j'aimerais parler aussi de plusieurs stéréotypes et généralisations que l'on entend souvent, particulièrement dans les sports ou des disciplines scolaires, comme le ballet et la boxe ou encore les mathématiques et le français, par exemple. On dit que le ballet est pour les filles et la boxe pour les garçons, tout comme on répète que les mathématiques sont pour les hommes et le français pour les femmes. Il n'y a aucune raison d'associer un sexe avec un sport ou encore une discipline scolaire. Pourquoi le faisons-nous?

Par conséquent, si vous pensez encore que l'homme et la femme sont égaux, aujourd'hui, vous n'avez pas très bien compris mon message. Le sexisme que vivent les femmes sur le marché du travail, la taxe rose ou encore de nombreux stéréotypes et plusieurs généralisations sont encore bien présents. Il faut que nous changions notre mode de vie et notre façon de penser.

Merci d'avoir pris le temps de lire ma lettre et j'espère que je vous ai un peu plus éclairé l'esprit sur ce sujet. J'espère aussi que nous allons apporter des changements dans ce genre de situation. »

Élodie Simard

Le droit de vote à 16 ans

« Bonjour, je suis une élève de sixième année de l'école Sainte-Bernadette de Jonquière et je vous fais part de mon avis pour le droit de vote à 16 ans. Selon moi, cela pourrait être bien, car nous accordons moins d'importance aux jeunes, parce qu'ils ne sont pas majeurs.

Maintenant, je vais vous faire part de mes arguments. En premier lieu, les jeunes âgés de 16 ans peuvent être conscients de la politique, car ils vont sur Internet et il y a des publicités de politique.

Par exemple, mon frère de 16 ans est très au courant de l'actualité et ce qui touche la politique. Aussi, il réfléchit énormément avant de faire un choix.

Ensuite, les jeunes de 16 ans peuvent avoir un avis différent de celui des adultes. En fait, les jeunes hommes et les jeunes filles sont aussi capables de reconnaître les personnes qualifiées pour être maires ou ministres, par exemple.

De plus, ce n'est pas cohérent de permettre aux adolescents d'avoir le droit de conduire à 16 ans, mais d'avoir uniquement le droit de voter à 18 ans. Si on trouve qu'ils ont de la maturité pour conduire, ils peuvent très bien voter.

Pour terminer, je crois que les jeunes réfléchissent bien. Par exemple, si le futur adulte décide d'apprendre le code de signaux de la route, ils peuvent très bien voter. Merci d'avoir pris le temps de lire cette lettre. C'était mon opinion. »

Rachelle Tremblay




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