Un chat malade lors de l'achat

Anny Dufour ne pourrait plus se passer de... (Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau)

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Anny Dufour ne pourrait plus se passer de son Gyzmo, un chat de race Selkirk rex qui a connu un début de vie difficile.

Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Gyzmo est né au Québec, dans un élevage familial de chats composé d'une soixantaine de spécimens de plusieurs races différentes. Malheureusement, les maladies ont soudainement fait leur entrée, rendant la maison insalubre...

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Anny Dufour ne pourrait plus se passer de son Gyzmo, un chat de race Selkirk rex qui a connu un début de vie difficile.

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Anny Dufour, une résidante de Chicoutimi et future adoptante à cet endroit, ne se doute de rien. Depuis un an, elle attend patiemment de pouvoir adopter un chaton de race selkirk rex de couleur chocolat. L'éleveuse lui envoie des vidéos et des photos du chaton en question qui a enfin vu le jour le 8 août 2013. Les lieux semblent propres et la femme aime sincèrement ses bêtes. Comme en témoigne cette histoire, il est possible de mal aimer les animaux.

Ayant de beaux spécimens, l'éleveuse court tous les concours de conformation et ses chats accumulent les titres de champions. « J'avais aussi convenu avec l'éleveuse d'adopter Brillantine, la maman de Gyzmo, qui était âgée de cinq ans et ne pouvait plus se reproduire. C'est ma soeur qui avait prévu l'adopter », explique Anny Dufour. L'entente, pour les deux chats enregistrés, est de 1200$ pour le bébé et 200$ pour la maman, incluant les frais de stérilisation.

« Vu la distance et le sérieux de l'élevage, j'avais pleinement confiance en elle. Je n'ai donc pas cru nécessaire d'aller visiter les lieux avant d'adopter mon chaton », poursuit madame Dufour qui avoue avoir fait une grande erreur. Ayant la santé fragile, la cliente échange souvent avec l'éleveuse pour lui dire combien ce petit chaton sera dorloté. « On se parlait régulièrement et je l'avais même avisée concernant mes problèmes de santé qui rendaient mon système immunitaire très faible », se remémore l'adoptante.

Le futur chaton d'Anny Dufour grandit et l'éleveuse retarde le moment d'adoption avec toutes sortes de raisons, entre autres, parce qu'il a une grippe féline.

Mauvaise surprise

C'est tard à l'automne 2013 que madame Dufour reçoit enfin l'appel pour aller adopter Gyzmo et Brillantine. Après plus de quatre heures de route, elle arrive à destination avec son conjoint, tout aussi fébrile. L'endroit répugnant laisse de glace le couple de Chicoutimi. Le chaton et sa mère sont visiblement malades, comme presque tous les autres chats présents. L'âme de sauveuse pousse Anny à partir, comme prévu, avec les deux chats. Sur le chemin du retour, elle colle le petit bébé contre elle et pleure d'avoir vu un endroit aussi dégueulasse, sans se méfier que sa propre santé est en danger.

Maladies

De retour à Chicoutimi, les nouvelles familles de Gyzmo et Brillantine s'empressent de prendre rendez-vous chez le vétérinaire. Le vétérinaire leur apprend que les deux bêtes ont la teigne et la grippe. La mère de Gyzmo a les dents pourries, des infections aux gencives, une maladie à l'estomac et les oreilles bourrées de mites. Malgré la volonté de l'équipe médicale, qui souhaite prendre la bête à leur charge pour la sauver, son état est si lamentable que l'euthanasie s'avère la solution. « Vu mon état de santé, c'était la panique. Je risquais d'attraper la teigne. J'ai dû porter des gants, isoler Gyzmo dans une pièce de ma maison et tout désinfecter quotidiennement pendant deux mois », ajoute Anny Dufour. L'éleveuse a remboursé la moitié des frais d'adoption de Gyzmo pour couvrir les frais vétérinaires et elle a remboursé en totalité le prix de la chatte Brillantine.

Plaintes

Devant les plaintes au MAPAQ qui s'accumulent et les menaces de poursuites des clients, l'éleveuse semble perdre le contrôle. Des portées de chatons meurent de différentes maladies. En détresse devant le gouffre financier, elle continue tout de même d'alimenter sa page Facebook de mignonnes photos de chatons. Pour éviter les représailles, elle se met à livrer ses chatons au domicile de ses clients. Puis, sa page d'éleveur disparaît. A-t-elle continué sous un autre nom ? On l'ignore. Tout ce qu'on peut dire aux futurs adoptants d'animaux, c'est de redoubler de prudence quand vient le temps de choisir un éleveur.




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