Posséder des chiens pour le travail

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Il y a cinq ans, Sandy Lamothe et Jean-François Girard leur ont demandé des conseils pour s'entourer à leur tour de quatorze chiens de traîneau.

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Mélissa Viau
Le Quotidien

PICOTTE / Mario Gaudreault et Audrey Lalancette ont commencé à avoir des chiens de traîneau en 2006. Entre l'achat de leur première maison et la naissance de leurs deux garçons, ils ont aussi vu grandir leur meute de chiens pour atteindre quinze bêtes. Ils ont mis toutes leurs économies dans ce loisir devenu un mode de vie.

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Il y a cinq ans, Sandy Lamothe et Jean-François Girard leur ont demandé des conseils pour s'entourer à leur tour de quatorze chiens de traîneau. Depuis quelques mois, les deux couples de Shipshaw et Bégin ont uni leur passion pour lancer leur entreprise Au Coeur du Husky, qui offre des balades en traîneau à chiens. « On est fier de nos chiens et de ce qu'on a accompli au fil des ans. On avait le goût de le partager avec le public », explique Audrey Lalancette.

La semaine, comme Sandy et Audrey travaillent, l'entreprise est principalement dirigée par Mario et Jean-François qui ont des emplois saisonniers et qui cherchaient une façon de combler leur hiver. « Pour la période des sucres, toutes les fins de semaine, nous serons à l'Érablière au Sucre d'Or de Laterrière pour offrir des promenades en traîneau », précise Mario. Les deux couples sont aussi très fiers d'avoir maintenant un permis de récupération de viande provenant de salles de débitage de la région. Ils ont près d'une vingtaine de congélateurs pour conserver la viande qu'ils préparent ensemble afin de nourrir leur grande famille canine.

Leurs chiens, issus de croisements de husky, sont entraînés pour de longues randonnées. Ils ont leurs propres reproducteurs leur permettant d'assurer la relève au besoin. « On dit souvent que le husky est fugueur. Chez nous, nous avons un immense parc à chiens et quand on met nos chiens en liberté, et qu'on ouvre la porte du parc, aucun chien ne cherche à fuir », ajoute Jean-François. Prêts à tout pour tirer et courir, leurs chiens ont soif de défi et sautent dans leur harnais avec joie.

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Jean-François Girard, Sandy Lamothe, Audrey Lalancette et Mario Gaudreault ont uni leur passion dans leur entreprise Au Coeur du Husky, qui offre des balades en traîneau à chiens.

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Critiqués

Critiqués face à leur façon d'éduquer et de maintenir leurs chiens, les meneurs de chiens doivent constamment encaisser les jugements. Bien qu'ils soient attachés dehors, les chiens Au Coeur du Husky travaillent quotidiennement et ont droit à une nutrition adaptée à leur besoin énergétique.

Ce mode de vie vient avec beaucoup de concessions et d'investissements, notamment au niveau des assurances et de l'équipement. Audrey, Mario, Sandy et Jean-François rappellent aux gens que jadis les chiens étaient auprès de nous pour travailler. « Les gens ne sont plus habitués de voir des animaux travailler », remarque Sandy. On le constate aussi dans le monde des chevaux, devenu un monde de femmes qui, faut se l'avouer, a souvent tendance à materner les bêtes.

Comme dans tous les domaines, il y a aussi de mauvais propriétaires de chiens nordiques qui ternissent l'image des mushers. Cette race de chiens étant présentement tendance, certains font de la reproduction et laissent partir les chiots avec monsieur et madame tout le monde. « Nous, on fait avoir des chiots pour nos propres besoins. Ce sont des chiens de travail qui ne conviendraient pas à tout le monde », précise Audrey. S'ils ont besoin de faire adopter des bêtes à la retraite, n'ayant pas les aptitudes recherchées ou qui ne s'acclimatent pas bien à leur mode de vie, ils vont toujours se tourner vers leurs contacts pratiquant le même sport qu'eux à différents niveaux. « On a déjà pris des huskies de maison, que les gens ne savaient plus comment gérer, et ça fait rarement de bons chiens de travail, car ils n'ont pas eu la même éducation et la même socialisation », poursuit Audrey.

Oui, il existe des exceptions à tous et certains chiens husky préfèrent se prélasser dans le salon que de tirer un traîneau. Souvent ces lignées proviennent d'éleveurs qui font de la conformation et qui ont besoin de spécimens patients et ayant moins d'énergie.

Compréhension

Difficile pour les gens qui ont un chien pour combler un besoin de materner de comprendre qu'on puisse avoir un chien pour travailler. Le combat est tout aussi intense quand les amoureux des animaux tentent de comprendre les chasseurs qui disent aussi aimer les animaux, mais différemment. Ceux qui ont des chiens pour le travail ont tout autant de misère à voir des chiens de salon sur le chômage développer de mauvais comportements. Les mushers ont des chiens plus en forme mentalement et physiquement que la plupart des gens qui confinent leurs chiens dans leur maison. C'est alors qu'un débat sans fin commence... Quand les raisons d'avoir un animal sont différentes, le terrain d'entente risque d'être long à atteindre. Garder un chien dehors est une tendance critiquée qui risque pourtant de revenir en force puisque les sports de tractions sont en hausse.




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