À la rescousse des chats errants

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Grâce à Rescue Poilus, Ti-Minne vivra son premier Noël dans sa famille pour la vie.

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Le Quotidien

CHRONIQUE / Plusieurs pages Facebook se sont créées dans les dernières années pour venir en aide aux bêtes errantes. Une d'entre elles se démarque pour son efficacité.

Tout a commencé il y a deux ans et demi, par une froide soirée d'hiver, alors qu'Annie Tremblay observait un chat errant par sa fenêtre. «Il se couchait sur une bouche d'égout pour avoir un peu de chaleur et quand une voiture arrivait, il se mettait à l'abri et revenait ensuite sur la trappe», se remémore madame Tremblay. C'est à ce moment qu'elle a compris la misère que vivaient les chats errants. «J'ai dit à mon conjoint qu'il fallait lui faire une cabane», poursuit la sensible femme. C'est ainsi qu'est né le groupe Facebook «Rescue Poilus Sag/Lac» qui compte plus de 1100 membres.

Rapidement, Dany Tremblay et Suzanne Harvey, se sont jointes à Annie Tremblay. En peu de temps, la population Facebook s'est greffée autour des trois complices pour les supporter, les aider et les encourager à poursuivre leur mission qui fait une différence. Dans la dernière année, le groupe a sorti de la rue, soigné et stérilisé près d'une soixantaine de chats. Le noyau du groupe s'occupe de gérer les familles d'accueil, fournir le matériel et offrir la nourriture pour les bêtes hébergées. Souvent, les trois femmes au grand coeur puisent dans leur propre compte bancaire.

Vali a été abandonné sur les monts Valin.... (Courtoisie) - image 2.0

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Vali a été abandonné sur les monts Valin. Il vit maintenant auprès d'une famille attentionnée.

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Suzanne Harvey, Annie Tremblay et Dany Tremblay forment... (Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau) - image 2.1

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Suzanne Harvey, Annie Tremblay et Dany Tremblay forment le noyau du groupe Facebook Rescue Poilus Sag / Lac qui vient en aide efficacement aux chats errants.

Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau

Tous les chats adultes sont amenés chez le vétérinaire pour des examens et une stérilisation, si nécessaire, ce qui représente un investissement de 400$ en moyenne. «Cette année, nous avons eu beaucoup de chatons à placer. Pour assurer la stérilisation, on demande aux adoptants un dépôt de 50$ qu'on leur redonne au moment de la stérilisation», précise Annie Tremblay.

Pour amasser de l'argent, le groupe organise des ventes de garage et ramasse des cannettes. Des membres du groupe et des animaleries donnent du matériel au besoin. Pour les cas plus sévères, Rescue Poilus demande des dons d'argent. Les trois dames, supportées par leurs conjoints, sont constamment sur la route en train de trapper, conduire des bêtes chez le vétérinaire ou confier des chats à des familles d'accueil.

Il y a un mois, le groupe Rescue Poilus lançait un appel à tous pour fabriquer des cabanes isolées pour des secteurs où les chats errants sont plus problématiques. Toujours dans l'optique de venir en aide à la population, les trois acolytes pensent éventuellement capturer, stériliser et remettre les chats plus sauvages dans leur milieu, tout en supervisant et protégeant ces bêtes du froid hivernal. Pour y arriver, elles auront besoin de l'appui de la Ville.

Dures réalités

Comme en témoigne l'histoire de Vali (voir le groupe Rescue Poilus), les chats errants sont nombreux sur les monts Valin. C'est que les gens amènent des chats à leur chalet, pour contrôler la vermine, et quand ils sont absents, ils laissent les chats errer dehors en se disant qu'ils n'auront qu'à se nourrir de souris. La maladie, les dangers et la famine guettent ces pauvres bêtes non stérilisées qui se reproduisent rapidement.

Dernièrement, un chat blessé a été recueilli par une dame qui n'avait pas les moyens d'assumer la facture. Le groupe Rescue Poilus a pris le chat en charge et la facture de 400$. Ils ont par la suite retrouvé le propriétaire. «Collectivement, nous avons soigné un chat, payé la facture et nous l'avons remis à son proprio qui pleurait de joie», poursuit Annie.

En pleine tempête, un autre chat a été trouvé très mal en point sous une galerie. Le vétérinaire étant incapable de stabiliser son état, l'animal a été euthanasié. «Il avait fort probablement été empoisonné. Au moins, il a été pris en charge et on a pu abréger ses souffrances», se console Annie.

Cet été, une colonie de chats a été trappée à Arvida. Cinq chatons, ainsi que la maman, ont été hébergés par Agathe Mercier, une famille d'accueil. Sept autres chatons d'âges différents ont été confiés à la SPCA Saguenay. Rescue Poilus Sag/Lac a pris soins de faire un don monétaire à la SPCA pour les aider.

Les administratrices du groupe Rescue Poilus ne souhaitent pas que la population se fie sur elles pour gérer toutes les colonies de chats errants de la région. Par contre, elles sont là pour aider, conseiller et offrir leur efficace tribune pour lancer des appels à tous.

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