Le premier comité régional MIRA voit le jour

Le 19 novembre dernier, le fondateur de MIRA,... (Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay)

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Le 19 novembre dernier, le fondateur de MIRA, Éric St-Pierre, et son fils Nicolas St-Pierre, qui porte maintenant le titre de directeur général de MIRA, débarquaient au Saguenay pour fêter l'excellence du tout premier comité régional.

Le Progrès-Dimanche, Michel Tremblay

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Mélissa Viau
Le Quotidien

CHRONIQUE / Le 19 novembre dernier, la Fondation MIRA fêtait l'excellence de son tout premier comité régional qui a pris naissance au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Pour l'occasion, le fondateur de MIRA, Éric St-Pierre était accompagné de son fils, Nicolas St-Pierre, qui porte maintenant le titre de directeur général de MIRA. «J'ai grandi dans le chenil et je dormais sous les tables des petits bars lors des collectes de fonds que mes parents organisaient un peu partout au Québec», se remémore monsieur Nicolas.

Comme la recette mise en place en 1981 par Éric St-Pierre va bien, son fils garde sensiblement la même formule, avec des petites nuances à sa couleur évidemment. «On vient de passer le cap des 100 employés», lance fièrement Nicolas St-Pierre. «Les règles de base restent les mêmes. Pour nous, le respect, la proximité avec les gens et êtres actifs au sein de la population sont des points très importants», poursuit Éric St-Pierre. Quand il aura définitivement pris sa retraite, le fondateur de MIRA souhaite que le chien labernois (croisé labrador et bouvier bernois) soit reconnu comme la race du St-Pierre.

L'événement-bénéfice du 20 novembre a eu lieu sous forme d'un souper dans le noir qui a permis d'amasser 5088$. Plus de 250 personnes étaient présentes au restaurant L'Entrée Club qui avait même accepté d'accueillir quelques invités canins. Pour vivre cette soirée symbolique, qui nous rappelle combien les chiens MIRA peuvent changer des vies, les gens étaient invités à porter le loup (masque pour mettre sur les yeux). «Quand vous aurez les yeux bandés, ne vous criez pas après. Ce n'est pas parce que vous ne voyez pas qu'on ne vous entend pas», a lancé Nicolas St-Pierre, alors que le repas s'apprêtait à être servi. Ce petit exercice nous a permis de ressentir l'isolement relié à la perte de la vision.

Cette soirée riche en rencontres nous a permis de constater combien MIRA rassemble les passionnés. «Je travaille pour la Fondation Mira depuis 1994. Ce qui m'a attirée dans cet organisme, ce sont les personnes non voyantes. J'ai tant d'admiration pour elles», souligne Rachelle Lunardi, directrice du Bureau de Québec de la Fondation MIRA. Son aventure a commencé en mettant en place le projet-bénéfice de récupération de cartouches. Depuis ce temps, elle encadre toutes les activités de collectes de fonds qui ont lieu dans le secteur Est-du-Québec.

Ce soir-là, le comité régional MIRA Sag-Lac a aussi annoncé la remise d'un chien MIRA pour une dame de la région. Depuis une semaine à peine, Diane Gagné a réussi à acquérir plus d'autonomie malgré son problème de vision grâce à son chien-guide.

Le comité régional de Mira

«Le comité régional MIRA Sag-Lac permet d'amasser de l'argent qui reste en région pour offrir des chiens MIRA à des gens d'ici», explique Julie Dubé, bénévole pour Mira. Ce n'est pas un hasard si le premier comité régional a vu le jour dans la région du Saguenay. «On a choisi d'implanter le premier comité régional ici parce que la population est généreuse et accueillante. C'est ici aussi que j'ai fait ma première collecte de fonds il y a plus de 22 ans», précise madame Lunardi. Les chiens Mira, de par leur entraînement, valent en moyenne 30 000$. C'est ce que le comité régional du Saguenay-Lac-Saint-Jean aura réussi à amasser en un an.

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