Un teckel en chaise roulante

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Michael Savard, qui travaille chez Canmec La Baie, a construit une chaise roulante pour Charli, avec des retailles d'acier inoxydable.

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Le Quotidien

PICOTTE / En septembre dernier, du jour au lendemain, Charli s'est mis à marcher croche. «On aurait dit qu'il marchait comme une personne en état d'ébriété», souligne Catherine Mancheron. Il ne souffrait pas, en plus de boire et manger normalement.

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Quand il n'est pas dans sa chaise roulante, Charli se déplace comme un petit phoque.

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Au bout de 48 heures, son état ayant empiré, la propriétaire décide de se rendre chez le vétérinaire. «Comme mon conjoint était à l'extérieur pour le travail, il a suivi tout le processus sur son cellulaire», précise la résidante de Saint-Honoré.

La vétérinaire lui annonce que Charli a une hernie discale. Comme ses pattes arrière et sa queue sont paralysées, deux options s'offrent à elle. «Soit qu'on l'opère d'urgence, ce qui représente un montant de 4000$, ou qu'on le met sur médication et qu'on le garde quelques jours», annonce la vétérinaire. D'un point de vue financier, le couple choisit la deuxième option. «Je m'étais préparée à ce diagnostic, car je fais partie d'un groupe Facebook composé de propriétaires de teckel et, en 48 heures, j'avais eu le temps d'échanger avec eux», ajoute Catherine.

Au bout de quatre jours, la dame revient chercher son chien chez le vétérinaire. Elle constate qu'il est définitivement paralysé et ne peut plus se retenir pour ses besoins...

Aide

Aussitôt, une chaîne d'entraide s'est formée. Une amie leur a donné une spacieuse cage, car pour Charli, vu son incontinence, les dodos dans le lit sont chose du passé.

Michael Savard, un ami du couple qui travaille chez Canmec La Baie, a construit une chaise roulante pour Charli. Grâce à la participation de son patron, qui lui donna l'autorisation de prendre des retailles d'acier inoxydable, Michael se lança dans l'ingénieuse conception. «Ce genre de chaise coûte 400$ sur le marché», souligne Catherine. La chaise est utile pour dégourdir le chien, qui maîtrise déjà très bien cet outil. Il recule, tourne et court de façon très à l'aise. Quand la famille se promène avec Charli, dans les rues de Saint-Honoré, les têtes se tournent et plusieurs leur posent des questions.

«J'ai comme un autre bébé, car je dois constamment nettoyer et laver ses couvertures. Je le crème là où il a des rougeurs et, une fois par semaine, je lui donne aussi un bain, pendant lequel j'en profite pour lui faire faire de la physio», précise celle qui avoue être parfois découragée. Par contre, depuis que la routine est bien installée, les moments de découragement sont moins fréquents.

Depuis quelques jours, la queue de Charli s'est même remise à bouger. Quand il n'est pas dans sa chaise roulante, il se déplace comme un petit phoque et ses pattes avant s'en viennent très fortes. «J'ai même l'impression parfois qu'il demande la porte pour ses besoins», remarque Catherine.

Charli, neuf ans, adore la compagnie de son... (Photo Le Progrès-Dimanche, Mélissa Viau) - image 2.0

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Charli, neuf ans, adore la compagnie de son amie Zoé, une border colley de six ans.

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Sur les divans, des couvertures ont été installées pour permettre à Charli d'avoir le même luxe qu'avant, et ce, malgré son incontinence.

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Leur premier bébé

Il y a neuf ans, alors que Catherine Mancheron et Frédéric Girard tardaient à avoir un enfant, le couple décida d'adopter un chiot. «Charli a comme été notre premier bébé», se remémore Catherine. L'heureuse famille compte maintenant deux enfants, Mathéo, huit ans, et Lohan, trois ans. Le teckel a grandi et est devenu un chien parfait. «On savait que les teckels pouvaient avoir certains problèmes de santé au niveau des pattes et du dos, mais lui, on a toujours dit qu'il était fait en acier trempé tellement il est fait fort», poursuit la maman de deux enfants.

Jugements

Alors que certains prennent Catherine pour une héroïne, d'autres trouvent son choix complètement fou. L'euthanasie est pourtant une option envisageable que Catherine refuse totalement. «Quand il souffrira, et que je le verrai dans ses yeux, j'y penserai, mais pour l'instant il est aussi heureux qu'avant», conclut la courageuse aidante de Charli qui sait bien que son chien ne vivra pas jusqu'à 18 ans comme son dernier petit caniche.

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